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    POLICE NATIONALE EN PREMIÈRE LIGNE : LA BIOMÉTRIE « IZAHO TOKANA » LANCÉE

    Le 16 avril 2026, l’enregistrement biométrique des policiers a été officiellement lancé au sein du Ministère de la Sécurité publique, dans le cadre du projet « Izaho Tokana » porté par le Ministère de l’Intérieur. Une étape majeure dans la modernisation du système de gestion et de sécurisation de l’identité citoyenne.

    Ce dispositif biométrique vise à renforcer l’authentification et la protection de l’identité de chaque individu, à travers la collecte et la conservation de données personnelles telles que les empreintes digitales. L’objectif est de mieux sécuriser les informations des citoyens et de réduire les fraudes ainsi que les falsifications administratives.

    En tant que premiers concernés, les éléments de la Police nationale servent de modèle dans la mise en œuvre de ce projet. Ils se positionnent à l’avant-garde du respect de la loi et des devoirs citoyens, en participant activement à cette opération d’enregistrement.

    Il est à rappeler que l’inscription biométrique constitue à la fois un droit et un devoir pour tous les citoyens. Cette initiative marque ainsi non seulement une avancée technologique, mais aussi un pas vers le renforcement de la confiance entre l’État et la population.

  • FIN DE CAVALE POUR LE COLONEL PATRICK RAKOTOMAMONJY


    La cavale du médecin colonel Patrick Rakotomamonjy a pris fin ce jeudi en soirée, à la suite de son arrestation par les éléments de la Section des Recherches de Fiadanana.

    Interpellé en fin de journée, il a été conduit dans les locaux de cette unité de la police judiciaire pour les besoins de l’enquête.

    Selon les informations disponibles, une vidéo publiée la veille par l’intéressé aurait facilité sa localisation. Il y évoquait plusieurs indices et lieux, notamment sur l’axe RN2, ce qui aurait permis aux enquêteurs de le retrouver plus rapidement.

    Le colonel est soupçonné d’implication dans un projet d’atteinte à la vie du président de la Refondation, actuellement à la tête du processus de refondation nationale.

    Il figurait également parmi les individus faisant l’objet d’un avis de recherche (IST) émis par le ministère de l’Intérieur.

    L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

  • Famille Bouka : cap sur l’Everest dans 14 jours

    À seulement deux semaines du grand départ vers le Mount Everest, la famille Bouka intensifie sa préparation en Autriche. Zouzar Bouka, Raïs Bouka et Raj Alexandre Bouka s’entraînent depuis le début du mois d’avril dans des conditions proches de celles qu’ils affronteront sur le toit du monde.

    Au programme : progression en milieu glaciaire, gestion de l’effort en altitude, résistance au froid extrême et travail de coordination. Une préparation rigoureuse, pensée pour répondre aux exigences d’une expédition parmi les plus difficiles au monde.

    Au sein de la cordée, les rôles sont clairement définis. Zouzar Bouka apporte son expérience et encadre la préparation. Raïs Bouka veille à l’équilibre et à la cohésion du groupe. Quant à Raj Alexandre Bouka, il incarne l’énergie et l’ambition de cette ascension historique.

    Objectif affiché : atteindre le sommet du Mount Everest et hisser haut les couleurs de Madagascar au point culminant de la planète.

    Le compte à rebours est désormais lancé.

  • Raj Alexandre Bouka : un jeune Malgache à l’assaut de l’Everest

    À 17 jours de son départ pour l’Himalaya, Raj Alexandre Bouka intensifie sa préparation dans les hautes montagnes d’Autriche, ultime étape avant de se lancer à la conquête du Mont Everest, plus haut sommet du monde.

    Sur les surfaces glacées et les pentes alpines, chaque mouvement est calculé, chaque effort compte. Cette phase d’entraînement rigoureuse s’inscrit dans un projet ambitieux qui vise à hisser haut les couleurs de Madagascar, tout en incarnant la relève de l’alpinisme malgache.

    Porté par une détermination sans faille, le jeune alpiniste symbolise une génération tournée vers les grands défis. Son parcours s’appuie sur des valeurs fortes : dépassement de soi, discipline et fierté nationale.

    En altitude, les exigences sont extrêmes : progression sur glace, résistance au froid, gestion de l’effort et cohésion d’équipe. Autant de compétences indispensables pour affronter les conditions redoutables de l’Himalaya.

    Au-delà de l’exploit sportif, cette aventure se veut également porteuse d’un message fort à l’endroit de la jeunesse malgache : oser rêver grand, persévérer et avancer malgré les obstacles.

    Dans 17 jours, Raj Alexandre Bouka rejoindra la région de l’Everest pour la phase finale de son expédition, avec un objectif clair : planter le drapeau malgache au sommet du monde.

  • Revirement diplomatique : le Mali se range derrière la position marocaine sur le Sahara

    La République du Mali a décidé, ce jour, de retirer sa reconnaissance de la « République arabe sahraouie démocratique ». Cette annonce a été faite dans une déclaration du Gouvernement malien, prononcée par M. Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, à l’issue de sa rencontre avec son homologue marocain.

    « Cette décision a été prise à l’issue d’une analyse approfondie de cet important dossier relatif au Sahara, qui a un impact sur la paix et la sécurité dans la région », a-t-il souligné.

    Dans cette même déclaration, le Mali a affirmé soutenir le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la seule base sérieuse et crédible pour la résolution de ce différend, et considère qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine constitue la solution la plus réaliste.

    En outre, le Mali exprime son soutien aux efforts des Nations Unies et de l’Envoyé personnel du Secrétaire général, ainsi qu’aux résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2797 (2025), adoptée le 31 octobre 2025, selon le document.

    Le ministre malien a également déclaré que cette décision sera partagée avec les organisations régionales et internationales dont le Mali est membre, ainsi qu’avec le corps diplomatique accrédité à Bamako.

    Il est à noter que M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, a effectué une visite à Bamako sur Très Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

  • EVEREST 2026 : LA FAMILLE BOUKA ENTRE DANS LA DERNIÈRE PHASE DE PRÉPARATION

    À quelques semaines d’un défi hors norme, la famille Bouka intensifie sa préparation en vue de l’ascension du Mount Everest, point culminant du globe avec ses 8 848,86 mètres d’altitude.

    Zouzar Bouka, accompagné de ses deux fils Raïs et Raj Alexandre, suit actuellement un programme d’entraînement rigoureux en Autriche. Objectif : affronter les conditions extrêmes de la haute montagne et atteindre le sommet dès le mois prochain.

    Forts d’une solide expérience acquise à travers plusieurs expéditions internationales, les trois alpinistes ont déjà gravi de nombreux sommets emblématiques à travers le monde. De Madagascar à la Tanzanie, en passant par le Népal, l’Équateur, les États-Unis et les Andes chiliennes, leur parcours témoigne d’un engagement sans faille pour l’alpinisme.

    D’ici un mois, l’équipe s’envolera pour l’Himalaya afin d’entamer la phase finale de cette aventure ambitieuse, avec un objectif symbolique fort : hisser le drapeau malgache sur le toit du monde.

    Au-delà de la performance sportive, cette expédition porte une dimension inspirante. La famille Bouka souhaite promouvoir Madagascar sur la scène internationale et encourager la jeunesse à croire en ses ambitions, quelles que soient les difficultés.

    Des mises à jour régulières seront partagées afin de permettre au public et aux partenaires de suivre cette aventure exceptionnelle, qui s’annonce déjà comme un moment fort pour l’alpinisme malgache.

  • Fiaraha-monina Mikea : Resy lahatra hampanao vaksiny ny zanany ny 50%n’ireo ray aman-dreny
    zaza mikea
    rasazy

    Na dia tsy mora aza ny fanovam-pitondran-tena , resy lahatra ny hampanao ireo vaksiny mahazatra na ny « vaccination de routine » ireo zanany latsaky ny 5 taona ireo ray aman-dreny Mikea monina any Ambolofoty, fokontany Vatoavo Ankindranoke, 130 km avaratr’i Toliara, faritra Atsimo-Andrefana. Hahitàna tokantrano 50 ary mponina manodidina ny 300 isa eo, ao amin’ity fokontany ity. Manodidina ny 50 eo kosa ny isan’ireo zaza latsaky ny 5 taona.

    Araka ny fitantaran’i Paulin RAZAFINDRAKOTO Emmanuelle, mpampianatra any Ambolofoty, ny fisiana trangam-pahafatesana zaza latsaky ny 05 taona miisa 04 tany an-toerana, noho ny aretina kitrotro tamin’ny volana desambra 2025 no anisan’ny naharesy lahatra ny sasany tamin’ireo ray aman-dreny hampanao vaksiny ny zanany, raha mbola mijanona ao anatin’ny fisalasalana kosa ireo ambiny.

    « Ny Mikea tsy mahay hoe tokony atao vaksiny ny zaza vao teraka raha tsy nampahafantarina izy ireo. Raha tsy ao anaty fanentanana faobe ihany koa anefa ireo vaksiny ireo dia tsy maintsy mamonjy toeram-pitsaboana, sarotra amin’ny Mikea anefa izany. Raha tsy nahita ny voka-dratsin’ny tsy fanaovam-baksiny aloha izy ireo dia tsy resy lahatra loatra hoe hisoroka. Ireo resy lahatra nampanao vaksiny fanefitry ny kitrotro dia olona nanana havana na zanaka na mpiara-monina voany » , hoy ny fanampim-panazavàna.

    Araka ny voalaza hatrany, 08 km miala ny tanànan’Ambolofoty vao misy CSB. Nambaran’i Paulin RAZAFINDRAKOTO Emmanuelle anefa fa matetika no tsy ampy na tsy misy vaksiny ao amin’io toeram-pitsaboana io. Noho izay antony izay, vita vaksiny amin’ny ampahafany fa tsy hatramin’ny farany ireo zaza manao izany any an-toerana. Nohamafisin’ity renim-pianakaviana no sady mpampianatra ity anefa fa tena ilain’ireo zaza Mikea ny fanaovam-baksiny noho izy ireo efa mifanerasera amin’ny olon-kafa.

    « Somary marefo ara-pahasalamana ny zaza Mikea amin’izao. Hafa ny taloha hoe nipetraka an’ala dia arovan’ny ala, tsy nifanerasera amin’olona ary ny ala koa no nanome ny sakafo ampy ny otrikaina rehetra entin’izy ireo miaro ny vatany. Amin’izao efa amoron’ny ala, mifanerasera amin’olona isan-karazany », hoy ihany ny fanampim-panazavàn’ity mpampianatra ity.

    Nohamafisin-Rafelantsoa Laingotiana, rasazy miasa eo anivon’ny CSB Manandriana, distrikan’Avaradrano fa natao hiarovana amin’ny aretina, indrindra ho an’ny zaza latsaky ny 05 taona ny vaksiny. « Raha sanatria tsy vita vaksiny Ilay zaza dia tsy voaaro ka mety mafy amin’ny vatany ny hiady amin’ilay aretina noho izy mbola marefo. Raha vita vaksiny kosa anefa, efa manana hery fiarovana ny vatana ka tsy ho tonga any amin’ny fahasarotana na fahafatesana raha sendra marary. Rehefa samy vita vaksiny avokoa ny zaza dia mety ho foana mihitsy ilay aretina, satria mety tsy hisy ho voa intsony », hoy ny nambarany.

    Na dia toerana lavitr’ andriana aza any amin’ny misy an’ireo Mikea, misy ny fanentanana sy ny fanaovam-baksiny faobe tsy latsaky ny indroa isan-taona ataon’ny ministeran’ny fahasalamana sy ny mpiasan’ny fahasalamana any an-toerana. Eo no manararaotra mampanao vaksiny ny zanany ireo ray aman-dreny. Antony iray tsy mampazoto ireto farany hitondra ny zanany hanao vaksiny ny halaviran’ny CSB ka nambaran’i Paulin RAZAFINDRAKOTO Emmanuelle fa ny fampitaovan’ny fanjakana araka ny tokony ho izy ilay Toby sarombaka ao amin’ny fokontanin’izy ireo no heveriny fa hamaha ny olana sy hanampy ireo Mikea hisitraka fitsaboana, tafiditra ao anatin’izany ny resaka vaksiny.

  • Guerre entre les États-Unis et l’Iran: Le Royaume du Maroc se réjouit de l’annonce du cessez-le-feu entre les deux pays

    Le Royaume du Maroc prend acte avec satisfaction de l’annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran. Il a indiqué soutenir les négociations à venir, facilitées par le Pakistan. Le Maroc exprime également le souhait de voir s’instaurer une paix durable entre les deux parties, afin de renforcer la stabilité, tout en tenant compte des intérêts majeurs des pays arabes frères du Golfe.

    Le Maroc souligne par ailleurs l’importance de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, conformément au droit international de la mer.

    Pour rappel, les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont débuté à la fin du mois de février. Les frappes aériennes américaines et israéliennes ont entraîné la mort de la plupart des hauts responsables iraniens, dont le plus haut dirigeant du pays. Outre Israël, plusieurs pays du Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et d’autres régions de la zone, ont été touchés par les représailles iraniennes sous forme de tirs de missiles et de drones. Trente-neuf jours après cette série d’affrontements, une décision de cessez-le-feu a été annoncée entre les différentes parties.

  • EVEREST 2026 : ZOUZAR BOUKA ET SES DEUX FILS PRÊTS À RELEVER LE DÉFI

    À un mois de leur départ pour l’Himalaya, Zouzar Bouka et ses deux fils, Raj Alexandre et Raïs Bouka, s’apprêtent à relever un défi d’envergure mondiale : l’ascension du mont Everest, point culminant de la planète.


    ⛰️ Une préparation intense dans les Alpes autrichiennes

    C’est dans la vallée de Pitztal, en Autriche, que les trois alpinistes effectuent actuellement leur préparation finale. Pendant deux mois, ils s’entraînent dans des conditions extrêmes, similaires à celles qu’ils rencontreront dans l’Himalaya.

    Le programme est particulièrement exigeant et comprend :

    • Le renforcement de l’endurance physique et cardiovasculaire
    • L’adaptation au froid extrême, notamment durant les nuits en altitude
    • Le perfectionnement des techniques d’ascension sur glace et terrains escarpés
    • La gestion de la respiration en haute altitude

    « C’est un terrain d’entraînement à la fois magnifique et redoutable, où rien n’est laissé au hasard », confie Raïs Bouka.


    ❄️ Un défi autant physique que mental

    L’ascension de l’Everest ne se limite pas à une performance sportive. Elle exige une préparation mentale rigoureuse. Entre températures pouvant descendre jusqu’à -30°C, raréfaction de l’oxygène et risques permanents, chaque étape représente un véritable test de résistance.

    Le stage en Autriche vise précisément à préparer les trois alpinistes à ces conditions extrêmes, en développant leur capacité d’adaptation et leur résilience.


    🏔️ L’Everest, un sommet mythique

    Avec ses 8 848 mètres d’altitude, le mont Everest demeure l’un des sommets les plus difficiles et les plus dangereux au monde. Pour Zouzar Bouka et ses fils, cette expédition dépasse le cadre sportif : elle incarne une aventure humaine et familiale exceptionnelle.


    🇲🇬 Un défi aux couleurs de Madagascar

    À travers cette expédition, la famille Bouka entend porter haut les couleurs de Madagascar sur la scène internationale. Leur engagement témoigne d’une détermination sans faille, mais aussi d’un esprit de dépassement de soi et de solidarité familiale.


    🔎 Une aventure à suivre de près

    À quelques semaines du départ, les préparatifs entrent dans leur phase décisive. L’évolution de leur entraînement et leur progression vers l’Everest seront suivies de près.

    👉 Cette ascension pourrait inscrire un nouveau chapitre dans l’histoire des exploits sportifs malgaches.


  • Projet WISH2 – Formation des journalistes : Objectifs dépassés avec 423 productions sur la santé sexuelle et reproductive

    Les objectifs fixés par l’ONG Ilontsera et le Johns Hopkins Center for Communication Programs concernant la production d’articles et de reportages sur les droits et la santé sexuelle et reproductive (DSSR) par les journalistes ont été atteints à l’issue de la formation qui leur a été dispensée. Alors que 400 productions médiatiques étaient attendues de la part des professionnels des médias ayant bénéficié du projet Women’s Integrated Health Services (WISH2), l’ONG Ilontsera a indiqué que 423 productions ont été enregistrées en l’espace de cinq mois.

    Vingt journalistes issus de la télévision, de la radio, de la presse écrite et de la presse en ligne ont été sélectionnés et ont bénéficié d’une formation de renforcement des capacités pendant trois jours, en octobre 2025, portant sur les droits et la santé sexuelle et reproductive. Ils ont également bénéficié d’un accompagnement (mentorat) assuré par l’ONG Ilontsera et le Johns Hopkins Center, permettant à 15 d’entre eux de mener à bien leurs travaux jusqu’à leur publication, sous différents formats.

    Outre la sensibilisation aux droits et à la santé sexuelle et reproductive, ces productions ont également mis en avant la nécessité pour les citoyens de jouir pleinement de ces droits fondamentaux et de les respecter.

    La première phase du projet WISH2 a été officiellement clôturée le samedi 28 mars dernier. Huit journalistes, distingués pour leurs efforts et la qualité de leurs productions durant ces cinq mois, ont été récompensés par des prix. Parmi eux, une journaliste de Le Défi Madagascar a reçu le « Prix de l’innovation et de l’engagement ».

    « Le travail n’a pas été facile, mais une fois une tâche commencée, elle doit être menée à terme et accomplie avec rigueur. La réalisation des enquêtes et des reportages a été compliquée par la difficulté à trouver des personnes à interviewer et des experts en matière de droits et de santé sexuelle et reproductive. Le choix des mots a également nécessité beaucoup de précautions, en raison des tabous, afin de ne pas heurter le public, mais surtout pour assurer une bonne transmission des messages d’information, d’éducation et de sensibilisation, qui constituent le rôle fondamental du journaliste », a déclaré Raharinombàna Mialy, journaliste au sein de Le Défi Madagascar.

  • Solidarité nationale au chevet des sinistrés de Toamasina après le cyclone GEZANI

    À la suite du passage du cyclone GEZANI qui a durement frappé la région de Toamasina, un vaste élan de solidarité nationale et internationale s’est manifesté pour venir en aide aux populations sinistrées. La Première Dame, Mme Elisa Randrianirina, et ses équipes, présentes sans relâche aux côtés des autorités locales, ont mené plusieurs actions humanitaires et sociales pour soutenir les victimes et accompagner les communautés dans cette épreuve.

    Sous la coordination du Pr Koto Bernard et du Chef Cab, les équipes de la Première Dame ont déployé un dispositif d’aide d’envergure :

    •             Distribution de plus de 80 tonnes de riz, de tôles et de produits de première nécessité (sirop, savon, bottes, gants, seaux, plastiques pour abris).

    •             Soutien direct à plus de 1 300 élèves vulnérables et appui à plusieurs institutions locales (forces de sécurité, églises, écoles, communes).

    •             Nettoyage de 13 km de canaux afin de prévenir les inondations et organisation d’opérations communautaires d’assainissement.

    •             Assistance médicale, notamment auprès d’un élève blessé, et mise en place d’activités pour l’amélioration des conditions de vie.

    •             Réunions avec les responsables locaux pour préparer des plans d’évacuation des eaux dans les zones les plus touchées.

    •             Réception officielle des aides de la Fédération de Russie et contribution financière à une association pour la réhabilitation.

    •             Renforcement de la coordination entre autorités locales, forces de sécurité et partenaires internationaux.

    Ces actions ont permis d’assister des milliers de sinistrés dans plusieurs quartiers de Toamasina, démontrant la force de la solidarité nationale et internationale face à la catastrophe.

    La Première Dame, Mme Elisa Randrianirina, réaffirme son engagement aux côtés des communautés locales et des autorités pour accompagner la phase de réhabilitation et de reconstruction dans les zones affectées.

    Notons que ces activités ont été réalisées en étroite collaboration avec les autorités locales, le BNGRC, le CO ainsi que les partenaires locales et d’autres institutions, garantissant une coordination efficace et une réponse adaptée aux besoins des sinistrés.

  • Biodiversité à Madagascar : la science et le politique tentent le dialogue de la dernière chance

    L’écho des débats qui ont résonné aujourd’hui dans le Grand Amphithéâtre de l’École Supérieure d’Agronomie ne s’arrêtera pas aux murs de l’Université d’Antananarivo. Sous l’impulsion de la Fondation de l’Innovation pour la Démocratie et de son Laboratoire Océan Indien, la conférence intitulée Forêts en débat a marqué le coup d’envoi d’une ambition rare : réconcilier, par le dialogue, le temps long de la science et l’urgence de l’action politique. Dans une salle comble, où se croisaient chercheurs chevronnés, jeunes militants de l’Alliance AIKA et décideurs publics, le constat de départ a agi comme un électrochoc. Malgré trente ans de réformes législatives et l’héritage de la loi GELOSE de 1996, la gouvernance de la biodiversité à Madagascar reste percutée par des crises persistantes et des difficultés de mise en œuvre qui interrogent la capacité de l’État à protéger ses joyaux naturels.

    C’est le Professeur Bruno Ramamonjisoa qui a ouvert cette brèche réflexive en rappelant que si la science rend aujourd’hui la gestion durable possible, elle ne peut rien sans une volonté politique irriguée par des données fiables. Le ton était donné : loin d’une simple réunion institutionnelle, cette journée parrainée par les ministères de l’Enseignement Supérieur et de l’Environnement a cherché à explorer les zones d’ombre du pouvoir. Car au cœur de la déforestation se jouent des conflits d’acteurs que seule une approche démocratique et transparente peut espérer apaiser. Deux panels de haut vol ont ainsi permis de confronter les regards sur la coopération entre institutions et organisations de terrain, posant la critique non pas comme un obstacle, mais comme le moteur indispensable d’une gouvernance forestière enfin renouvelée.

    La parole la plus attendue fut sans doute celle de Ketakandriana Rafitoson, Vice-présidente de Transparency International, qui a passé au crible trois décennies de politiques environnementales. Son analyse, sans concession, a rappelé que la biodiversité est avant tout un enjeu de justice et de démocratie. En pointant les limites des modèles passés, elle a ouvert la voie à une réflexion prospective sur les conditions d’une action collective plus efficace. Cette phase pilote malgache, soutenue par l’IRD et le CNRE, ne se veut pas une fin en soi mais le début d’un cadre permanent. À travers des notes d’analyse et des ressources audiovisuelles, ce cycle de dialogues entend désormais transformer ces échanges en outils concrets pour les décideurs, prouvant que la protection de la nature dans l’Océan Indien passe d’abord par la réinvention de notre manière de débattre et de décider ensemble.

  • Nouveau Premier ministre Mamitiana Rajaonarison : De grands défis à relever

    Nommé récemment à la tête du gouvernement, Mamitiana Rajaonarison entame son mandat dans un contexte marqué par d’importants chantiers politiques pour Madagascar. En effet, il ne reste qu’environ 19 mois sur les 24 mois initialement prévus pour mener à bien les principales étapes du processus de refondation engagé dans le pays.

    Parmi les priorités figurent l’organisation d’une concertation nationale, l’élaboration d’une nouvelle Constitution destinée à instaurer la Cinquième République, ainsi que la tenue des élections majeures, notamment la présidentielle, les communales et les législatives.

    Si certaines actions ont déjà été entreprises par le gouvernement précédent, plusieurs observateurs estiment qu’une accélération du rythme des réformes sera nécessaire pour respecter les délais fixés. Une orientation soutenue par Michael Randrianirina, président de la Refondation de la République, qui insiste sur la nécessité de mener ces transformations dans les temps impartis.

    Avec un calendrier serré et des attentes élevées, le nouveau chef du gouvernement devra rapidement imprimer sa marque afin de conduire ces réformes jugées cruciales pour l’avenir du pays.

  • Santé sexuelle et reproductiveLes jeunes appelés à mieux connaître leurs droits

    La jouissance des droits et de la santé sexuelle et reproductive par les femmes, en particulier les adolescentes et les jeunes, reste encore très limitée. La stigmatisation des adolescents et des jeunes demeure très présente au sein de la société, des familles et même de la part de certains agents de santé, en ce qui concerne l’accès à ces droits et services de santé sexuelle et reproductive.Face à cette situation, l’organisation Ipas Afrique Francophone a organisé un atelier destiné aux jeunes de moins de 25 ans à Antaninarenina, le mercredi 4 mars dernier. Le thème principal de cette rencontre portait sur le renforcement des droits sexuels des jeunes.

    « La loi 2017-043 donne aux jeunes le droit de bénéficier pleinement de ces services, notamment à travers l’accès à des informations complètes et correctes. Il ne s’agit pas seulement de leur apprendre, par exemple, la gestion des menstruations, mais aussi de leur fournir toutes les informations nécessaires concernant la santé sexuelle et reproductive. La loi garantit leur droit d’y accéder. Lorsque les adolescents et les jeunes ressentent également le besoin de ces services, ils ne doivent pas être rejetés lorsqu’ils se rendent dans un établissement de santé, mais doivent être accueillis comme toute autre personne bénéficiant de ces services, sans discrimination », a souligné Ravololomboahangy Holisoa, responsable plaidoyer au sein de Ipas Afrique Francophone.

    Il convient également de rappeler que l’accès aux services de planification familiale ne nécessite pas l’autorisation des parents, du conjoint ou d’un membre de la famille. Il s’agit d’un droit que les adolescents et les jeunes doivent pouvoir exercer, tel que stipulé dans la loi 2017-043.

    Outre la vulgarisation laet le renforcement des connaissances sur cette loi relative aux droits et à la santé sexuelle et reproductive ainsi qu’à la planification familiale, l’atelier a également abordé la question des mariages précoces, c’est-à-dire les mariages impliquant des enfants avant l’âge de 18 ans. Les pratiques et coutumes constituent en effet encore l’un des principaux obstacles empêchant les enfants, les adolescents et les jeunes de jouir pleinement de leurs droits en matière de santé et de santé sexuelle et reproductive.

    « Toutes les traditions ne sont pas mauvaises. Il existe de bonnes pratiques au sein de la société et celles-ci doivent être encouragées. Cependant, certaines pratiques portent atteinte aux droits humains, en particulier à ceux des jeunes, comme le mariage précoce des enfants. Il n’est pas acceptable qu’un enfant se marie avant l’âge de 18 ans. Lorsqu’il est difficile de changer la mentalité des parents, il est préférable de sensibiliser le jeune concerné et de lui faire savoir qu’il a le droit de refuser. Le mariage précoce peut entraîner des problèmes de santé et exposer l’enfant ou l’adolescent à des violences au sein du foyer, en raison de l’immaturité liée à son jeune âge », a-t-elle ajouté.

    Il est à noter que cet atelier, intitulé « Les droits et la santé sexuelle et reproductive et la vie des jeunes », a été organisé dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée hier, 8 mars.

  • Affaire Kraomita : deux personnes écrouées, Ravatomanga Maminaina visé par un mandat d’arrêt international

    L’affaire liée à la gestion de Kraomita Malagasy SA connaît un nouveau développement. Le dossier impliquant Ravatomanga Maminaina et plusieurs de ses associés a été présenté au parquet du Pôle Anti-Corruption (PAC) d’Antananarivo le jeudi 5 mars 2026.

    Les poursuites concernent notamment des faits présumés d’abus de fonction, de corruption et de blanchiment de capitaux remontant à l’année 2023. Au cœur de l’affaire figure un accord ayant permis à la société Dana Minerals de reprendre la gestion du site de Kraomita Malagasy à Brieville, en contrepartie d’un paiement estimé à 35 millions de dollars au titre de droit d’entrée et de compensation.

    Dans le cadre de cette transaction, une somme de 5 millions de dollars aurait également été versée à la société Island Partners Ltd, basée à l’île Maurice. Selon les éléments communiqués, ces opérations n’auraient pas respecté les règles régissant les marchés publics, les fonds n’ayant pas été versés sur le compte de la société d’État Kraomita Malagasy.

    Au total, cinq personnes et quatre entreprises sont citées dans ce dossier. Trois des personnes mises en cause ont comparu devant la justice, dont deux ont été placées en détention à la prison d’Antanimora à l’issue de leur présentation devant le juge d’instruction.

    Par ailleurs, un mandat d’arrêt international a été émis contre Ravatomanga Maminaina, actuellement à l’étranger. Un autre suspect, de nationalité mauricienne, fait également l’objet de recherches dans le cadre de l’enquête en cours.

  • Respect des droits et de la santé sexuelle et reproductive: Une charte d’engagement a été signée

    Il est constaté que de nombreux obstacles empêchent encore les Malagasy, notamment les enfants, les adolescents, les jeunes et les femmes, de jouir pleinement de leurs droits et de leur santé sexuelle et reproductive (SDSR). Les premiers obstacles se situent au niveau de la société. S’y ajoutent les interdictions imposées par le conjoint et la famille. Ces difficultés existent également dans les centres de santé, notamment en raison de l’absence ou de l’insuffisance des services et des produits de planification familiale. Selon les statistiques officielles, 15 % des femmes n’ont toujours pas accès aux services de planification familiale alors qu’elles souhaitent les utiliser, en raison des obstacles mentionnés.

    Il est également évident que l’une des principales raisons empêchant les citoyens de jouir de leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive est l’insuffisance du budget alloué à la santé. Pour les années 2025 et 2026, le budget consacré à la santé représente environ 4 à 7 % du budget de l’état, dont un peu plus de 9 % est destiné à la santé sexuelle et reproductive, incluant la lutte contre le VIH/Sida. Pourtant, l’objectif fixé est de 15 % du budget national, conformément à la Déclaration d’Abuja.

    Ainsi, une table ronde s’est tenue hier à Ivandry afin d’examiner les solutions à ces problèmes, qui ont des répercussions directes sur l’économie et l’avenir du pays.
    « Les différents niveaux de responsabilité ont échangé leurs points de vue, notamment en précisant le rôle du ministère de l’Économie et des Finances, des parlementaires ainsi que de tous les ministères concernés par les enfants, les adolescents, les jeunes et les femmes, car les droits et la santé sexuelle et reproductive constituent une responsabilité partagée. Le budget alloué à la santé en général et à la santé sexuelle et reproductive en particulier reste faible dans notre pays. Les échanges et discussions ont donc porté sur les moyens d’augmenter les investissements dans la santé et dans la santé sexuelle et reproductive », a expliqué le Dr Rajoelina Miary Toky, directeur de la Santé familiale (DSFA).

    Il convient de rappeler que la santé sexuelle et reproductive englobe la prise en charge des grossesses à risque et des nouveau-nés, la planification familiale, la lutte contre les violences basées sur le genre, la prévention des infections sexuellement transmissibles et du VIH/Sida, ainsi que la lutte contre le cancer du col de l’utérus et de la prostate. « Ce sont les priorités à Madagascar. Les enfants, les adolescents, les jeunes et les femmes peuvent pleinement s’épanouir dans la société lorsque leurs droits et leur santé sexuelle et reproductive sont respectés », a-t-elle souligné.

    Outre le ministère de la Santé publique, plusieurs ministères ont participé à cette mobilisation en faveur du respect des droits et de la santé sexuelle et reproductive, notamment le ministère de la Population et de la Solidarité, le ministère de la Sécurité publique, le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de l’Éducation Nationale, le ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, ainsi que le ministère de la Jeunesse et des Sports. Des partenaires tels que le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), IPAS et le projet WISH2/IPPF ont également pris part aux échanges. Les députés, qui adoptent les lois à l’Assemblée nationale, n’ont pas été oubliés.

    Cette rencontre d’échanges et de recherche de solutions a également été organisée dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars. Elle s’est conclue par la signature d’une charte d’engagement, marquant la volonté de chaque partie prenante, sous la conduite du ministre de la Santé publique, de mettre en œuvre les recommandations formulées.

  • Réduction de la mortalité maternelle et infantile: L’ORSFA plaide pour le recrutement de mille sages-femmes par an

    Selon les chiffres officiels publiés, dix femmes meurent chaque jour lors de l’accouchement en raison de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. Trois adolescentes âgées de 15 à 19 ans perdent également la vie à cause de grossesses précoces et non désirées.

    L’Ordre Régional des Sages-Femmes d’Analamanga (ORSFA) a déclaré, vendredi dernier, lors de la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an 2026 réunissant les sages-femmes des huit districts de la région Analamanga, que l’augmentation du nombre de sages-femmes à travers Madagascar constitue une solution majeure pour réduire la mortalité maternelle et infantile.
    Au minimum, selon elles, il faudrait recruter mille sages-femmes supplémentaires chaque année pour travailler dans les Centres de Santé de Base (CSB) et les hôpitaux publics.

    « Il faut veiller à ce que le nombre de sages-femmes soit proportionnel à la population afin que chacun puisse être pris en charge à temps et que les droits de tous, notamment ceux des parturientes et des patients, soient respectés », ont-elles souligné.

    Bien que le recensement des sages-femmes exerçant dans la région Analamanga ne soit pas encore achevé, il est établi qu’elles sont plus nombreuses à Antananarivo Renivohitra, suivie d’Antananarivo Avaradrano et d’Atsimondrano. En revanche, elles sont moins nombreuses dans les districts d’Anjozorobe, Ankazobe, Andramasina, Manjakandriana et Ambohidratrimo.

    Outre l’insuffisance du nombre de sages-femmes dans les services publics, le manque d’équipements et de médicaments dans la plupart des CSB constitue également un facteur contribuant à la mortalité maternelle et infantile.

    « Nous travaillons chaque jour dans l’inquiétude, car le matériel est insuffisant, notamment les équipements de protection individuelle (EPI). Les médicaments nécessaires à la prise en charge des accouchements font également défaut. En cas d’hémorragie, la sage-femme devrait disposer d’anti-hémorragiques, mais les CSB n’en ont pas. Les matériels de dépistage pour les femmes enceintes, tels que les tests de dépistage du VIH/Sida et de la syphilis, sont insuffisants. Le fer et les vermifuges gratuits ne sont pas disponibles. Il manque également des gants pour effectuer les examens et les analyses », ont-elles ajouté.

    Cependant, ces facteurs ne sont pas les seuls à faire augmenter le taux de mortalité maternelle et infantile. Les sages-femmes évoquent également la prolifération de personnes exerçant illégalement le métier de sage-femme à domicile, sans respecter les normes ni disposer de l’expérience requise. Souvent, ce n’est qu’en cas de complications qu’elles orientent les parturientes vers un établissement de santé, ce qui aggrave la situation. Elles demandent ainsi aux autorités compétentes de contrôler ces structures illégales.

    Comme tout professionnel, les sages-femmes ont également leurs aspirations. Outre l’augmentation de leur effectif, l’ORSFA demande la mise en place de formations adaptées afin de leur permettre d’améliorer leurs compétences professionnelles.

    « Toutes les sages-femmes devraient bénéficier de formations, y compris celles travaillant dans le secteur privé, afin d’acquérir l’expérience nécessaire pour réduire la mortalité maternelle et infantile. Nous devons aussi disposer d’équipements suffisants pour accomplir notre travail et nous protéger, ainsi que les autres, contre les infections liées à l’exercice de notre profession », ont-elles précisé.

    Parmi les objectifs fixés par l’ORSFA pour l’année 2026 figure l’intégration de toutes les sages-femmes dans le cadre légal, c’est-à-dire leur adhésion à l’Ordre et le paiement régulier des cotisations. Il est également prévu de former toutes les sages-femmes au code de déontologie, de partager les bonnes pratiques d’accueil des patientes ainsi que les expériences et conseils professionnels afin d’harmoniser le niveau de compétence. L’ORSFA ambitionne par ailleurs de renforcer la solidarité entre ses membres et de les encourager à poursuivre leur mission avec dévouement et sagesse au service de la population, malgré le manque de personnel et la lourdeur des tâches.

    Outre les vœux du Nouvel An, la cérémonie du vendredi 27 février a également été marquée par la présentation du nouveau bureau régional de l’Ordre des sages-femmes d’Analamanga.

  • Victimes de violences sexuelles: La psychothérapie, un outil vital pour surmonter le traumatisme

    Le viol et les violences sexuelles représentent l’extrême des violences, car elles ont des répercussions physiques, psychologiques et émotionnelles importantes. Elles affectent profondément le mode de vie et le comportement de la victime, laissant des blessures durables. Selon la psychologue Rabenoro Mihaja, la réalité de la violence continue de persister dans le cœur de la victime, bien après que l’agression ait eu lieu.

    Cette réalité peut se manifester par une peur et une anxiété persistantes, de la dépression, ainsi que par des troubles psychiques tels que des « flashbacks », des cauchemars et des sursauts après le traumatisme. « La victime peut ressentir de la honte et de l’auto-condamnation, même si elle n’est en rien responsable. Les personnes victimes de violences sexuelles se replient souvent sur elles-mêmes et perdent confiance en autrui. Pour les enfants et les adolescents, cela peut se traduire par des changements de comportement, des difficultés scolaires ou des comportements inhabituels », explique Rabenoro Mihaja.

    La psychologue souligne que la création d’un espace sûr, où la victime peut parler sans jugement, constitue la première étape lorsqu’elle prend en charge une personne ayant subi des violences sexuelles.
    « Accompagner une victime de violences sexuelles implique une écoute sincère et confidentielle, l’aider à comprendre qu’elle n’est pas fautive, et lui apprendre des techniques pour gérer l’anxiété et la peur, à travers la psychothérapie. Le soutien de la famille et de la communauté est également essentiel, car il contribue à restaurer la confiance en soi », précise-t-elle.

    Elle ajoute que si les blessures psychologiques et émotionnelles ne sont pas prises en charge, elles peuvent perdurer pendant des années. Le soutien psychologique et social permet non seulement d’atténuer ces blessures, de prévenir la dépression sévère et le stress post-traumatique (PTSD), mais aussi de restaurer la confiance en soi et de rappeler à la victime qu’elle n’est pas seule. « En tant que professionnelle, j’observe qu’un soutien approprié permet à la personne de mieux revenir à une vie quotidienne normale », confirme-t-elle.

    Bien que de nombreux psychologues soient spécialisés dans l’accompagnement psychologique et émotionnel, Rabenoro Mihaja précise que le recours à un psychologue reste faible à Madagascar comparé aux pays développés. Les causes incluent le manque de connaissance du rôle du psychologue, la honte, la peur du jugement, la mentalité « mieux vaut se taire », ainsi que les contraintes financières ou le manque de services disponibles. « Il n’existe pas de statistiques officielles précises, mais on peut dire que le taux de recours à un psychologue est faible par rapport aux besoins réels », explique-t-elle.

    En général, ce sont les femmes et les filles qui sollicitent le plus l’aide d’un psychologue, tandis que les hommes restent peu nombreux à le faire, en raison de la honte et de la pression culturelle qui leur impose de « ne pas montrer de faiblesse », ajoute la psychologue.

    En résumé, consulter un psychologue constitue une étape essentielle dans la guérison des blessures psychologiques et émotionnelles. Cela permet de traiter ces blessures de manière sécurisée, d’éliminer le sentiment de culpabilité, d’apprendre à gérer la peur et l’anxiété, et de restaurer progressivement la confiance en soi et le sentiment de sécurité. « En tant que psychologue, je considère que les blessures psychologiques nécessitent autant d’attention que les blessures physiques. Chercher de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, mais de courage », conclut Rabenoro Mihaja.

    Selon la loi relative aux droits et à la santé sexuelle et reproductive 2017-043, les personnes victimes de viol et de violences sexuelles ont le droit de bénéficier de soins garantissant leur santé complète, y compris un accompagnement psychologique et émotionnel, qui doit être facilité par l’État et les responsables à tous les niveaux.

    Entre le début de l’année 2026 et la mi-février, 180 personnes victimes de violences sexuelles ont été prises en charge au Centre Vonjy, Maternité Befelatanana, parmi lesquelles des enfants et des adolescents.

  • Rabat: La Bolivie a décidé de suspendre sa reconnaissance de la pseudo « RASD »

    La Bolivie a décidé de suspendre ses relations diplomatiques avec la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et de mettre fin à tout contact officiel avec celle-ci. Parmi les raisons évoquées figure le fait qu’elle n’est pas reconnue comme État membre des Nations Unies.

    Cette annonce a été faite le lundi 23 février, à l’issue d’un entretien téléphonique entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, et son homologue bolivien, Fernando Aramayo, ministre des Affaires étrangères de l’État plurinational de Bolivie.

    Selon le communiqué, le respect de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité ainsi que la réaffirmation du soutien au processus politique conduit sous l’égide des Nations Unies figurent parmi les éléments ayant conduit l’État plurinational de Bolivie à prendre cette décision. Le pays a également procédé à un réexamen souverain de sa politique étrangère.

    « Cette décision s’inscrit dans la volonté de la Bolivie de contribuer de manière constructive aux efforts internationaux visant à parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable, fondée sur le compromis, conformément aux paramètres établis par les Nations Unies », précise le communiqué.

    La décision de la Bolivie de suspendre sa reconnaissance de la « RASD » ouvre ainsi un nouveau chapitre dans les relations entre le Royaume du Maroc et ce pays d’Amérique latine.

    Toujours selon le communiqué, les deux pays ont également convenu de rétablir les relations diplomatiques et d’entamer les démarches nécessaires en vue de
    l’établissement de missions diplomatiques résidentes à La Paz et à Rabat.

  • Violences sexuelles sur mineurs : Deux fillettes décèdent, 180 cas recensés en six semaines

    Depuis le début de l’année 2026, deux fillettes prises en charge au Centre Vonjy, au sein de la Maternité Befelatanana, ont perdu la vie à la suite des viols qu’elles ont subis.Le premier cas concerne Justine, une fillette de six ans, violée à Tsiroanomandidy le 24 décembre dernier. Elle est décédée le 12 janvier, après être restée inconsciente pendant vingt jours.

    La seconde victime est une fillette de cinq ans, décédée il y a un peu plus d’une semaine. Selon l’assistante sociale de ce centre de prise en charge des victimes de violences sexuelles, les deux fillettes avaient été grièvement atteintes à la suite des viols et avaient toutes deux subi des interventions chirurgicales avant leur décès. Outre ces décès, il est également rapporté que sept mineures sont actuellement enceintes à la suite des violences sexuelles qu’elles ont subies, tandis qu’un enfant est déjà né au cours de cette semaine.

    Concernant les statistiques générales, 180 cas de viol ont été pris en charge au Centre Vonjy depuis le début de l’année 2026 jusqu’au mardi 17 février. Parmi ces cas, 121 ont été enregistrés au mois de janvier, tandis que 59 l’ont été entre le début du mois de février et le 17 février.

    « La victime la plus jeune était un enfant d’un an et demi, tandis que la plus âgée était une femme d’environ 50 ans. Des petits garçons figurent également parmi les victimes », a précisé Rakotonarivo Telina, assistante sociale au sein du Centre Vonjy. Depuis l’ouverture de ce centre en mars 2014, la victime la plus jeune prise en charge était un bébé âgé d’un mois, tandis que la plus âgée était une femme de 86 ans.Par ailleurs, l’âge le plus jeune parmi les victimes tombées enceintes et ayant accouché à la suite d’un viol, depuis la création de ce centre, est de 10 ans.

    Selon les données disponibles, 9 enfants parmi les 180 cas recensés ont nécessité une intervention spécialisée, c’est-à-dire qu’ils ont dû être transférés au service de chirurgie pédiatrique de l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) à Ampefiloha.Parmi ceux ayant subi une intervention figure la fillette de cinq ans, sans domicile fixe, victime de viol, retrouvée près du lac Anosy il y a deux semaines.« Les organes d’un enfant ne sont pas faits pour des rapports sexuels. Lorsque cela se produit, l’enfant subit de graves lésions et doit bénéficier d’une chirurgie réparatrice. Nous soulignons également que les violences sexuelles infligées aux enfants constituent une urgence chirurgicale, surtout lorsque l’enfant est très jeune. Plus l’âge de l’enfant est bas plus les lésions sont profondes. Il y a souvent une importante perte de sang et un risque d’infection en l’absence de prise en charge rapide, ce qui peut conduire jusqu’au décès », a expliqué le Dr Andriamanarivo Ravoavahy Lala Rita Clarence, chirurgienne au service de chirurgie pédiatrique du HJRA.

    Toujours selon cette médecin, les enfants qu’elle a pris en charge étaient âgés de 3 à 14 ans. L’année dernière, un nourrisson de six mois a également été recensé parmi les cas traités, a-t-elle ajouté.

    Les auteurs sont souvent des proches

    Outre les voisins, les amis et connaissances des parents, les aides ménagères ou encore les enfants avec lesquels les victimes jouent, les personnes proches figurent parmi les auteurs les plus fréquemment cités dans les cas de violences sexuelles.« Depuis l’année dernière jusqu’à aujourd’hui, ce sont souvent des proches tels que le père biologique, le frère aîné de l’enfant, le grand-père ou l’oncle qui sont responsables des viols. Actuellement, ces personnes sont de plus en plus dénoncées », a déclaré Rakotonarivo Telina.

    Au sein du Centre Vonjy, il n’y a pas de règlement à l’amiable possible .Les affaires doivent obligatoirement être portées devant la justice, car ce sont les droits ainsi que la santé sexuelle et reproductive de l’enfant qui sont bafoués.

    Selon les informations recueillies, certains enfants n’ont pas seulement subi de graves lésions de leurs organes génitaux, mais ont également développé des cancers à la suite des violences sexuelles qu’ils ont endurées.

    Il est à noter que le Centre Vonjy prend en charge l’ensemble des frais liés aux soins et à l’accompagnement des enfants victimes de violences sexuelles, grâce au financement de l’UNICEF.

    Toutefois, au préalable, les parents ou les proches des victimes doivent déposer une plainte auprès du centre, après quoi un examen médical est effectué. « Des tests ADN ont déjà été réalisés par le centre afin d’identifier et de confirmer l’auteur du viol. Nous assurons également le suivi des victimes enceintes jusqu’à l’accouchement », a précisé la responsable. Au-delà de l’aspect financier, un accompagnement psychologique est également proposé afin d’aider la victime à se reconstruire, à réintégrer la société et à reprendre une vie normale.

    Outre les médecins chargés des examens médico-légaux, le Centre Vonjy regroupe aussi des acteurs du secteur judiciaire qui offrent une assistance judiciaire gratuite aux enfants de moins de 18 ans particulièrement vulnérables. L’Officier de Police Judiciaire (OPJ), la Police des mœurs et de la protection des mineurs (PMPM), le Service de protection des enfants mineurs (SPEM) de la gendarmerie nationale, ainsi que les services d’accompagnement psycho-social, qui assurent une prise en charge spécifique des victimes de viol et de leurs familles sont également impliqués .

    Il convient de rappeler que les violences sexuelles commises sur des enfants constituent un crime imprescriptible au regard de la loi. Outre la réclusion criminelle à perpétuité, la castration figure parmi les sanctions sévères prévues par le Code pénal à l’encontre des auteurs.

  • Santé sexuelle et reproductive :Une évolution progressive des changements de comportement au sein de la communauté Mikea

    Le village d’Ambolofoty, l’un des lieux d’habitation des Mikea, se trouve à 130 kilomètres au nord de Toliara et à 600 mètres du fokontany de Vatoavo Ankindranoke. Ce village compte 300 habitants répartis en 50 ménages. La majorité des Mikea y vivent encore selon leurs traditions et coutumes locales. Parmi celles-ci figure le mariage des filles et des garçons dès l’âge de 12 ans, notamment lorsque certains parents ne sont pas convaincus par la scolarisation ou ne souhaitent plus prendre leurs enfants en charge. Ainsi, dès l’adolescence, la plupart des jeunes garçons et jeunes filles entament déjà des relations sexuelles.

    Au cours des cinq dernières années, 40 % des Mikea d’Ambolofoty ont été convaincus d’adhérer à la planification familiale et à la prévention des grossesses non désirées ou précoces. Les autres restent attachés aux habitudes et au manque d’éducation. « La connaissance entraîne un changement de comportement. Les adolescents, élèves du CEG local, n’ont pas hésité à s’intéresser à l’éducation à la planification familiale et à la prévention des grossesses non désirées lors des séances d’information et de sensibilisation. Ce sont ensuite eux qui ont convaincu leurs mères et leurs parents », explique Paulin Razafindrakoto Emmanuelle, 36 ans, mère de famille et enseignante à Ambolofoty.

    Selon cette enseignante originaire d’Antananarivo, qui a choisi d’épouser un Mikea et de s’installer dans le Sud, dix filles et deux garçons ont été convaincus d’adopter des méthodes de planification familiale afin d’éviter les grossesses non désirées. Ils utilisent la pilule, l’implant et le préservatif. L’enquête a également révélé que les femmes âgées d’une trentaine d’années dans ce village ont au moins six enfants. En revanche, les adolescents et les jeunes d’aujourd’hui ne dépassent généralement pas trois enfants, conscients des difficultés de la vie.

    « Les adolescents ont vu, à travers leurs mères, la souffrance liée aux grossesses précoces et répétées dans un contexte de grande précarité. Ils souhaitent poursuivre leurs études plus loin. Ils gardent l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie et de réaliser leurs rêves. S’ils n’avaient eu d’autre choix que le mariage, ils n’auraient peut-être pas été convaincus d’opter pour la planification familiale », ajoute-t-elle.
    D’après cette enseignante, dès la classe de huitième, les élèves commencent déjà à acquérir des connaissances sur la planification familiale. Les adolescents et les jeunes âgés de 12 à 22 ans s’efforcent de suivre les séances de sensibilisation. En plus des actions menées par Paulin Razafindrakoto Emmanuelle, des agents de santé se rendent tous les trois mois dans le fokontany pour sensibiliser et informer la population sur les droits et la santé sexuelle et reproductive (SDSR).

    Les Mikea et l’accouchement

    Bien qu’éloigné de la ville de Toliara, le village d’Ambolofoty dispose d’un poste de santé rattaché au CSB du fokontany qui encadre les Mikea. Une sage-femme y est affectée. Cependant, en raison des coutumes, des habitudes et du manque d’éducation déjà mentionnés plus haut, de nombreuses femmes enceintes hésitent encore à fréquenter les centres de santé.
    « Elles savent qu’il existe une sage-femme qui donne des conseils, propose des méthodes de planification familiale, assure le suivi des grossesses et pratique les accouchements. Mais elles ont déjà une accoucheuse traditionnelle qui s’occupe d’elles. En cas de complication, celle-ci n’hésite toutefois pas à orienter les femmes vers la sage-femme », précise l’enseignante.

    Elle souligne également que ce poste de santé souffre d’un manque, voire d’une absence d’équipements adéquats. En cas de complication, les patientes doivent parcourir neuf kilomètres pour rejoindre un CSB. Le transport se fait en pirogue ou en charrette en situation d’urgence. Lorsque le chef du CSB est absent, la sage-femme assure l’intérim, et les cas graves sont évacués vers une localité plus éloignée.

    Par ailleurs, l’enseignante déplore les ruptures fréquentes de stocks de matériel et de produits contraceptifs, interrompant ainsi l’accès aux services pour les bénéficiaires. Elle lance un appel au ministère de la Santé publique et aux autorités compétentes afin qu’ils accordent une attention particulière à cette situation, dans le respect des droits et de la santé sexuelle et reproductive des populations locales, conformément à la loi.

  • Union africaine : Le Maroc élu au Conseil de paix et de sécurité pour un nouveau mandat de deux ans

    Réuni mercredi à Addis-Abeba, le Conseil exécutif de l’Union africaine a porté le Maroc au sein du Conseil de paix et de sécurité (CPS) pour un nouveau mandat de deux ans, dès le premier tour de scrutin. Le Royaume a remporté cette élection avec 34 voix, soit une majorité dépassant les deux tiers des suffrages exprimés, lors de la 48ᵉ session ordinaire de l’organe exécutif de l’UA.

    Depuis sa réintégration à l’Union africaine en 2017, le Maroc a déjà exercé deux mandats au sein du CPS. Il a d’abord siégé entre 2018 et 2020 pour une durée de deux ans, avant d’occuper un nouveau mandat de trois ans couvrant la période 2022-2025. Durant ces différentes responsabilités, le Royaume s’est illustré par une participation active visant à renforcer l’efficacité des mécanismes de travail et à promouvoir des pratiques constructives, en étroite collaboration avec les autres États membres, dans une approche fondée sur la responsabilité et l’inclusion.

    Instance clé de l’Union africaine, le Conseil de paix et de sécurité joue un rôle central dans la prévention des conflits, leur gestion et leur résolution à l’échelle du continent africain.

    Par ailleurs, le Maroc est représenté à cette 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

    Ces travaux s’inscrivent dans le cadre des préparatifs du 39ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février prochains.

  • Prrm : Appel à la solidarité nationale

    À la suite des importants dégâts causés par le passage du cyclone dans plusieurs régions du pays, le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina, lance un appel à la solidarité entre Malagasy.

    Dans son message, il souligne que de nombreuses familles sinistrées se retrouvent aujourd’hui sans ressources, certaines ayant perdu leurs habitations et leurs biens essentiels. Les besoins les plus urgents concernent les vivres de première nécessité pour assurer la survie quotidienne des populations touchées, mais aussi les matériaux de base pour la reconstruction des maisons endommagées, notamment les tôles et les équipements de réparation.

    Le Président de la Refondation insiste sur l’importance de l’entraide nationale en cette période d’épreuve. Il rappelle que la force du pays repose sur la solidarité et la capacité des Malagasy à se soutenir mutuellement face aux catastrophes naturelles.

    Concernant une éventuelle demande d’appui auprès des partenaires étrangers, il précise que cette décision sera examinée et tranchée en Conseil des ministres, en fonction de l’évolution de la situation et des besoins réels constatés sur le terrain.

    En attendant, il invite les citoyens, les organisations de la société civile ainsi que le secteur privé à se mobiliser et à contribuer, chacun selon ses moyens, afin de venir en aide aux sinistrés dans les zones affectées.

  • Loi n° 2017-043 sur la santé de la reproduction: La sensibilisation des jeunes, un enjeu majeur de prévention

    La majorité des jeunes interrogés ont déclaré ne pas connaître l’existence de la loi sur la santé de la reproduction et la planification familiale, ou loi n° 2017-043. Pourtant, cette loi, adoptée en décembre 2017, regroupe l’ensemble des droits que chaque individu doit connaître et exercer en matière de santé de la reproduction ainsi que de planification familiale. Les mineurs y sont également concernés. La loi n° 2017-043 comprend sept chapitres et 31 articles.

    Avec l’essor de la technologie et le phénomène de mondialisation, la plupart des adolescents et des jeunes sont enclins à l’expérimentation. Parmi les comportements auxquels ils sont exposés figure l’entrée précoce dans la vie sexuelle. Dès l’âge de 13 ou 14 ans, certains adolescents commencent déjà à s’y intéresser. C’est précisément pour ces raisons qu’il est important que tout le monde, y compris les mineurs, connaisse l’existence de cette loi, afin de prévenir les grossesses précoces et non désirées, qui aboutissent souvent à des avortements, par peur des parents et du regard de la société. Dans certains cas, l’ignorance conduit même à des pertes en vies humaines.

    Parmi les dispositions prévues par cette loi figure notamment le droit, pour chacun, d’être informé sur la planification familiale, considérée comme le premier moyen de prévenir les grossesses non désirées. Tout individu, sans distinction d’âge, a également le droit d’accéder à l’information et à l’éducation concernant les avantages, les risques et l’efficacité de toutes les méthodes contraceptives.

    « C’est un élément important dans la vie des adolescents et des jeunes, et il devrait être diffusé par tous les moyens possibles. Les parents ne devraient pas être réticents à ce sujet, car cette loi parle avant tout de prévention », a déclaré Andrianarison Carole Daniela, étudiante de 19 ans.

    Les propos d’Andrianilaina Sariaka Mendrika Ankasitrahana, 20 ans, vont dans le même sens. Elle estime que cette loi devrait être portée à la connaissance de tous les adolescents dès le collège. La sensibilisation devrait également se poursuivre au niveau des fokontany afin de toucher les enfants et les jeunes non scolarisés. Il est important, selon elle, de leur expliquer les raisons de l’adoption de cette loi, son utilité ainsi que les avantages qu’ils peuvent en tirer.

    « Je ne connaissais pas l’existence de cette loi avant aujourd’hui. Mais ce que je constate au sein de la société, c’est que certains adolescents et jeunes utilisent déjà des méthodes contraceptives. Quoi qu’il en soit, l’information reste indispensable. Tout commence par l’éducation, y compris l’information des jeunes et des parents sur cette loi. Lorsque chacun connaît les droits auxquels il peut prétendre, il n’y a plus de honte ni de peur à se rendre dans un centre de santé, ce qui permet de réduire le nombre de grossesses non désirées et d’avortements », a pour sa part expliqué Andriantsiferana Mandaniaina Robinson, une étudiante de 24 ans.

    Ces affirmations citée par ces jeunes encore étudiantes ont été confirmées par la directrice d’un établissement scolaire privé. Selon elle, au-delà de la vulgarisation de la loi relative à la planification familiale et à la prévention des grossesses non désirées, il serait également pertinent d’intégrer et d’approfondir l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires.
    « Dès la classe de huitième, l’éducation sexuelle devrait être introduite progressivement. De nos jours, les adolescents d’environ 12 ans sont déjà curieux et enclins à l’expérimentation, et paradoxalement, ce sont souvent les choses interdites qui les attirent le plus. Il est donc préférable de leur faire connaître l’existence de cette loi afin qu’ils puissent se protéger s’ils sont amenés à entrer dans une relation sexuelle », a expliqué Rabearivony Lovatiana Soloary, directrice de l’école privée O’TIPI.

    Elle a conclu par un appel aux parents et à la société à faire preuve d’ouverture d’esprit et à cesser de considérer l’éducation sexuelle comme un sujet tabou.