DÉPLACEMENT PRÉSIDENTIEL – “J’ai porté un fusil parce que je ne pouvais emmener qu’un seul garde du corps dans l’hélicoptère”, explique le Colonel Michaël Randrianirina

Fusil


Le déplacement du Colonel Michaël Randrianirina dans le Nord-Ouest du pays a récemment fait réagir, notamment en raison d’images le montrant armé à bord d’un hélicoptère militaire. Une situation inhabituelle qui a rapidement alimenté les discussions, poussant l’intéressé à apporter des éclaircissements publics.

Selon ses explications, le contexte sécuritaire des zones visitées justifiait des mesures particulières. Le responsable politique affirme avoir dû adapter sa propre protection face aux contraintes logistiques rencontrées sur le terrain. Le déplacement s’est en effet déroulé dans des localités considérées comme sensibles, dans une période marquée par des tensions et une vigilance accrue des forces de sécurité.

“Nous nous étions rendus dans des zones rouges, Soalala, Besalampy”, explique-t-il. “Les gardes du corps qui me protègent ne pouvaient pas quitter cet endroit parce que nous ne pouvions mobiliser qu’un seul hélicoptère pour des raisons d’austérité”, ajoute-t-il au cours d’un point de presse à Mahajanga.

Le choix du transport aérien unique aurait ainsi limité le nombre d’agents affectés à sa sécurité rapprochée. La priorité aurait été donnée au transport des membres de la délégation officielle, comprenant notamment des élus et plusieurs collaborateurs, réduisant de fait la capacité d’embarquer davantage d’éléments de protection.

“Je ne pouvais pas utiliser trois ou quatre hélicoptères alors que je devais emmener avec moi des députés et plusieurs autres personnes, et donc, un seul garde du corps pouvait m’accompagner”, poursuit-il encore.

Se présentant avant tout comme officier, le Colonel Michaël Randrianirina estime que le port d’une arme dans ce contexte relevait d’une précaution personnelle face à une mission jugée sensible. Ce déplacement s’inscrivait dans une tournée de terrain destinée à évaluer la situation dans plusieurs districts du Nord-Ouest, récemment affectés par des événements majeurs ayant nécessité une présence des autorités.