Actualités

  • Violences sexuelles sur mineurs : Deux fillettes décèdent, 180 cas recensés en six semaines

    Depuis le début de l’année 2026, deux fillettes prises en charge au Centre Vonjy, au sein de la Maternité Befelatanana, ont perdu la vie à la suite des viols qu’elles ont subis.Le premier cas concerne Justine, une fillette de six ans, violée à Tsiroanomandidy le 24 décembre dernier. Elle est décédée le 12 janvier, après être restée inconsciente pendant vingt jours.

    La seconde victime est une fillette de cinq ans, décédée il y a un peu plus d’une semaine. Selon l’assistante sociale de ce centre de prise en charge des victimes de violences sexuelles, les deux fillettes avaient été grièvement atteintes à la suite des viols et avaient toutes deux subi des interventions chirurgicales avant leur décès. Outre ces décès, il est également rapporté que sept mineures sont actuellement enceintes à la suite des violences sexuelles qu’elles ont subies, tandis qu’un enfant est déjà né au cours de cette semaine.

    Concernant les statistiques générales, 180 cas de viol ont été pris en charge au Centre Vonjy depuis le début de l’année 2026 jusqu’au mardi 17 février. Parmi ces cas, 121 ont été enregistrés au mois de janvier, tandis que 59 l’ont été entre le début du mois de février et le 17 février.

    « La victime la plus jeune était un enfant d’un an et demi, tandis que la plus âgée était une femme d’environ 50 ans. Des petits garçons figurent également parmi les victimes », a précisé Rakotonarivo Telina, assistante sociale au sein du Centre Vonjy. Depuis l’ouverture de ce centre en mars 2014, la victime la plus jeune prise en charge était un bébé âgé d’un mois, tandis que la plus âgée était une femme de 86 ans.Par ailleurs, l’âge le plus jeune parmi les victimes tombées enceintes et ayant accouché à la suite d’un viol, depuis la création de ce centre, est de 10 ans.

    Selon les données disponibles, 9 enfants parmi les 180 cas recensés ont nécessité une intervention spécialisée, c’est-à-dire qu’ils ont dû être transférés au service de chirurgie pédiatrique de l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) à Ampefiloha.Parmi ceux ayant subi une intervention figure la fillette de cinq ans, sans domicile fixe, victime de viol, retrouvée près du lac Anosy il y a deux semaines.« Les organes d’un enfant ne sont pas faits pour des rapports sexuels. Lorsque cela se produit, l’enfant subit de graves lésions et doit bénéficier d’une chirurgie réparatrice. Nous soulignons également que les violences sexuelles infligées aux enfants constituent une urgence chirurgicale, surtout lorsque l’enfant est très jeune. Plus l’âge de l’enfant est bas plus les lésions sont profondes. Il y a souvent une importante perte de sang et un risque d’infection en l’absence de prise en charge rapide, ce qui peut conduire jusqu’au décès », a expliqué le Dr Andriamanarivo Ravoavahy Lala Rita Clarence, chirurgienne au service de chirurgie pédiatrique du HJRA.

    Toujours selon cette médecin, les enfants qu’elle a pris en charge étaient âgés de 3 à 14 ans. L’année dernière, un nourrisson de six mois a également été recensé parmi les cas traités, a-t-elle ajouté.

    Les auteurs sont souvent des proches

    Outre les voisins, les amis et connaissances des parents, les aides ménagères ou encore les enfants avec lesquels les victimes jouent, les personnes proches figurent parmi les auteurs les plus fréquemment cités dans les cas de violences sexuelles.« Depuis l’année dernière jusqu’à aujourd’hui, ce sont souvent des proches tels que le père biologique, le frère aîné de l’enfant, le grand-père ou l’oncle qui sont responsables des viols. Actuellement, ces personnes sont de plus en plus dénoncées », a déclaré Rakotonarivo Telina.

    Au sein du Centre Vonjy, il n’y a pas de règlement à l’amiable possible .Les affaires doivent obligatoirement être portées devant la justice, car ce sont les droits ainsi que la santé sexuelle et reproductive de l’enfant qui sont bafoués.

    Selon les informations recueillies, certains enfants n’ont pas seulement subi de graves lésions de leurs organes génitaux, mais ont également développé des cancers à la suite des violences sexuelles qu’ils ont endurées.

    Il est à noter que le Centre Vonjy prend en charge l’ensemble des frais liés aux soins et à l’accompagnement des enfants victimes de violences sexuelles, grâce au financement de l’UNICEF.

    Toutefois, au préalable, les parents ou les proches des victimes doivent déposer une plainte auprès du centre, après quoi un examen médical est effectué. « Des tests ADN ont déjà été réalisés par le centre afin d’identifier et de confirmer l’auteur du viol. Nous assurons également le suivi des victimes enceintes jusqu’à l’accouchement », a précisé la responsable. Au-delà de l’aspect financier, un accompagnement psychologique est également proposé afin d’aider la victime à se reconstruire, à réintégrer la société et à reprendre une vie normale.

    Outre les médecins chargés des examens médico-légaux, le Centre Vonjy regroupe aussi des acteurs du secteur judiciaire qui offrent une assistance judiciaire gratuite aux enfants de moins de 18 ans particulièrement vulnérables. L’Officier de Police Judiciaire (OPJ), la Police des mœurs et de la protection des mineurs (PMPM), le Service de protection des enfants mineurs (SPEM) de la gendarmerie nationale, ainsi que les services d’accompagnement psycho-social, qui assurent une prise en charge spécifique des victimes de viol et de leurs familles sont également impliqués .

    Il convient de rappeler que les violences sexuelles commises sur des enfants constituent un crime imprescriptible au regard de la loi. Outre la réclusion criminelle à perpétuité, la castration figure parmi les sanctions sévères prévues par le Code pénal à l’encontre des auteurs.

  • Santé sexuelle et reproductive :Une évolution progressive des changements de comportement au sein de la communauté Mikea

    Le village d’Ambolofoty, l’un des lieux d’habitation des Mikea, se trouve à 130 kilomètres au nord de Toliara et à 600 mètres du fokontany de Vatoavo Ankindranoke. Ce village compte 300 habitants répartis en 50 ménages. La majorité des Mikea y vivent encore selon leurs traditions et coutumes locales. Parmi celles-ci figure le mariage des filles et des garçons dès l’âge de 12 ans, notamment lorsque certains parents ne sont pas convaincus par la scolarisation ou ne souhaitent plus prendre leurs enfants en charge. Ainsi, dès l’adolescence, la plupart des jeunes garçons et jeunes filles entament déjà des relations sexuelles.

    Au cours des cinq dernières années, 40 % des Mikea d’Ambolofoty ont été convaincus d’adhérer à la planification familiale et à la prévention des grossesses non désirées ou précoces. Les autres restent attachés aux habitudes et au manque d’éducation. « La connaissance entraîne un changement de comportement. Les adolescents, élèves du CEG local, n’ont pas hésité à s’intéresser à l’éducation à la planification familiale et à la prévention des grossesses non désirées lors des séances d’information et de sensibilisation. Ce sont ensuite eux qui ont convaincu leurs mères et leurs parents », explique Paulin Razafindrakoto Emmanuelle, 36 ans, mère de famille et enseignante à Ambolofoty.

    Selon cette enseignante originaire d’Antananarivo, qui a choisi d’épouser un Mikea et de s’installer dans le Sud, dix filles et deux garçons ont été convaincus d’adopter des méthodes de planification familiale afin d’éviter les grossesses non désirées. Ils utilisent la pilule, l’implant et le préservatif. L’enquête a également révélé que les femmes âgées d’une trentaine d’années dans ce village ont au moins six enfants. En revanche, les adolescents et les jeunes d’aujourd’hui ne dépassent généralement pas trois enfants, conscients des difficultés de la vie.

    « Les adolescents ont vu, à travers leurs mères, la souffrance liée aux grossesses précoces et répétées dans un contexte de grande précarité. Ils souhaitent poursuivre leurs études plus loin. Ils gardent l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie et de réaliser leurs rêves. S’ils n’avaient eu d’autre choix que le mariage, ils n’auraient peut-être pas été convaincus d’opter pour la planification familiale », ajoute-t-elle.
    D’après cette enseignante, dès la classe de huitième, les élèves commencent déjà à acquérir des connaissances sur la planification familiale. Les adolescents et les jeunes âgés de 12 à 22 ans s’efforcent de suivre les séances de sensibilisation. En plus des actions menées par Paulin Razafindrakoto Emmanuelle, des agents de santé se rendent tous les trois mois dans le fokontany pour sensibiliser et informer la population sur les droits et la santé sexuelle et reproductive (SDSR).

    Les Mikea et l’accouchement

    Bien qu’éloigné de la ville de Toliara, le village d’Ambolofoty dispose d’un poste de santé rattaché au CSB du fokontany qui encadre les Mikea. Une sage-femme y est affectée. Cependant, en raison des coutumes, des habitudes et du manque d’éducation déjà mentionnés plus haut, de nombreuses femmes enceintes hésitent encore à fréquenter les centres de santé.
    « Elles savent qu’il existe une sage-femme qui donne des conseils, propose des méthodes de planification familiale, assure le suivi des grossesses et pratique les accouchements. Mais elles ont déjà une accoucheuse traditionnelle qui s’occupe d’elles. En cas de complication, celle-ci n’hésite toutefois pas à orienter les femmes vers la sage-femme », précise l’enseignante.

    Elle souligne également que ce poste de santé souffre d’un manque, voire d’une absence d’équipements adéquats. En cas de complication, les patientes doivent parcourir neuf kilomètres pour rejoindre un CSB. Le transport se fait en pirogue ou en charrette en situation d’urgence. Lorsque le chef du CSB est absent, la sage-femme assure l’intérim, et les cas graves sont évacués vers une localité plus éloignée.

    Par ailleurs, l’enseignante déplore les ruptures fréquentes de stocks de matériel et de produits contraceptifs, interrompant ainsi l’accès aux services pour les bénéficiaires. Elle lance un appel au ministère de la Santé publique et aux autorités compétentes afin qu’ils accordent une attention particulière à cette situation, dans le respect des droits et de la santé sexuelle et reproductive des populations locales, conformément à la loi.

  • Union africaine : Le Maroc élu au Conseil de paix et de sécurité pour un nouveau mandat de deux ans

    Réuni mercredi à Addis-Abeba, le Conseil exécutif de l’Union africaine a porté le Maroc au sein du Conseil de paix et de sécurité (CPS) pour un nouveau mandat de deux ans, dès le premier tour de scrutin. Le Royaume a remporté cette élection avec 34 voix, soit une majorité dépassant les deux tiers des suffrages exprimés, lors de la 48ᵉ session ordinaire de l’organe exécutif de l’UA.

    Depuis sa réintégration à l’Union africaine en 2017, le Maroc a déjà exercé deux mandats au sein du CPS. Il a d’abord siégé entre 2018 et 2020 pour une durée de deux ans, avant d’occuper un nouveau mandat de trois ans couvrant la période 2022-2025. Durant ces différentes responsabilités, le Royaume s’est illustré par une participation active visant à renforcer l’efficacité des mécanismes de travail et à promouvoir des pratiques constructives, en étroite collaboration avec les autres États membres, dans une approche fondée sur la responsabilité et l’inclusion.

    Instance clé de l’Union africaine, le Conseil de paix et de sécurité joue un rôle central dans la prévention des conflits, leur gestion et leur résolution à l’échelle du continent africain.

    Par ailleurs, le Maroc est représenté à cette 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

    Ces travaux s’inscrivent dans le cadre des préparatifs du 39ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février prochains.

  • Prrm : Appel à la solidarité nationale

    À la suite des importants dégâts causés par le passage du cyclone dans plusieurs régions du pays, le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina, lance un appel à la solidarité entre Malagasy.

    Dans son message, il souligne que de nombreuses familles sinistrées se retrouvent aujourd’hui sans ressources, certaines ayant perdu leurs habitations et leurs biens essentiels. Les besoins les plus urgents concernent les vivres de première nécessité pour assurer la survie quotidienne des populations touchées, mais aussi les matériaux de base pour la reconstruction des maisons endommagées, notamment les tôles et les équipements de réparation.

    Le Président de la Refondation insiste sur l’importance de l’entraide nationale en cette période d’épreuve. Il rappelle que la force du pays repose sur la solidarité et la capacité des Malagasy à se soutenir mutuellement face aux catastrophes naturelles.

    Concernant une éventuelle demande d’appui auprès des partenaires étrangers, il précise que cette décision sera examinée et tranchée en Conseil des ministres, en fonction de l’évolution de la situation et des besoins réels constatés sur le terrain.

    En attendant, il invite les citoyens, les organisations de la société civile ainsi que le secteur privé à se mobiliser et à contribuer, chacun selon ses moyens, afin de venir en aide aux sinistrés dans les zones affectées.

  • Loi n° 2017-043 sur la santé de la reproduction: La sensibilisation des jeunes, un enjeu majeur de prévention

    La majorité des jeunes interrogés ont déclaré ne pas connaître l’existence de la loi sur la santé de la reproduction et la planification familiale, ou loi n° 2017-043. Pourtant, cette loi, adoptée en décembre 2017, regroupe l’ensemble des droits que chaque individu doit connaître et exercer en matière de santé de la reproduction ainsi que de planification familiale. Les mineurs y sont également concernés. La loi n° 2017-043 comprend sept chapitres et 31 articles.

    Avec l’essor de la technologie et le phénomène de mondialisation, la plupart des adolescents et des jeunes sont enclins à l’expérimentation. Parmi les comportements auxquels ils sont exposés figure l’entrée précoce dans la vie sexuelle. Dès l’âge de 13 ou 14 ans, certains adolescents commencent déjà à s’y intéresser. C’est précisément pour ces raisons qu’il est important que tout le monde, y compris les mineurs, connaisse l’existence de cette loi, afin de prévenir les grossesses précoces et non désirées, qui aboutissent souvent à des avortements, par peur des parents et du regard de la société. Dans certains cas, l’ignorance conduit même à des pertes en vies humaines.

    Parmi les dispositions prévues par cette loi figure notamment le droit, pour chacun, d’être informé sur la planification familiale, considérée comme le premier moyen de prévenir les grossesses non désirées. Tout individu, sans distinction d’âge, a également le droit d’accéder à l’information et à l’éducation concernant les avantages, les risques et l’efficacité de toutes les méthodes contraceptives.

    « C’est un élément important dans la vie des adolescents et des jeunes, et il devrait être diffusé par tous les moyens possibles. Les parents ne devraient pas être réticents à ce sujet, car cette loi parle avant tout de prévention », a déclaré Andrianarison Carole Daniela, étudiante de 19 ans.

    Les propos d’Andrianilaina Sariaka Mendrika Ankasitrahana, 20 ans, vont dans le même sens. Elle estime que cette loi devrait être portée à la connaissance de tous les adolescents dès le collège. La sensibilisation devrait également se poursuivre au niveau des fokontany afin de toucher les enfants et les jeunes non scolarisés. Il est important, selon elle, de leur expliquer les raisons de l’adoption de cette loi, son utilité ainsi que les avantages qu’ils peuvent en tirer.

    « Je ne connaissais pas l’existence de cette loi avant aujourd’hui. Mais ce que je constate au sein de la société, c’est que certains adolescents et jeunes utilisent déjà des méthodes contraceptives. Quoi qu’il en soit, l’information reste indispensable. Tout commence par l’éducation, y compris l’information des jeunes et des parents sur cette loi. Lorsque chacun connaît les droits auxquels il peut prétendre, il n’y a plus de honte ni de peur à se rendre dans un centre de santé, ce qui permet de réduire le nombre de grossesses non désirées et d’avortements », a pour sa part expliqué Andriantsiferana Mandaniaina Robinson, une étudiante de 24 ans.

    Ces affirmations citée par ces jeunes encore étudiantes ont été confirmées par la directrice d’un établissement scolaire privé. Selon elle, au-delà de la vulgarisation de la loi relative à la planification familiale et à la prévention des grossesses non désirées, il serait également pertinent d’intégrer et d’approfondir l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires.
    « Dès la classe de huitième, l’éducation sexuelle devrait être introduite progressivement. De nos jours, les adolescents d’environ 12 ans sont déjà curieux et enclins à l’expérimentation, et paradoxalement, ce sont souvent les choses interdites qui les attirent le plus. Il est donc préférable de leur faire connaître l’existence de cette loi afin qu’ils puissent se protéger s’ils sont amenés à entrer dans une relation sexuelle », a expliqué Rabearivony Lovatiana Soloary, directrice de l’école privée O’TIPI.

    Elle a conclu par un appel aux parents et à la société à faire preuve d’ouverture d’esprit et à cesser de considérer l’éducation sexuelle comme un sujet tabou.

  • Entrepreneuriat: PataNum One propulse les projets

    La première édition du programme PataNum One a été officiellement lancée ce vendredi dernier à Ivato. PataNum One est conçu pour accompagner le développement de projets entrepreneuriaux dans l’univers des services, des studios de design, des studios créatifs et, plus largement, de tout ce qui touche au numérique.

    Le programme repose sur un accompagnement quotidien des entreprises intégrées, incluant le mentorat, l’accès à des services mutualisés, le financement de solutions numériques et la structuration des activités. L’ambition du programme est de contribuer à l’émergence d’entreprises structurées, intégrant les usages numériques et l’intelligence artificielle, et capables de se développer durablement.

    PataNum One dirigé par Nakl group cible les créateurs d’entreprise dans le secteur des services, les repreneurs de TPE et PME, ainsi que les entrepreneurs souhaitant structurer, digitaliser ou accélérer leur activité. Pour la réalisation de leurs projets, ces derniers bénéficieront d’une allocation mensuelle d’un million d’ariary pendant 12 mois, notamment pour le dirigeant. Ils auront également accès à un réseau de partenaires sélectionnés, à un ensemble de services dédiés aux entreprises du programme, au financement de plateformes logicielles et d’outils métiers intégrant l’intelligence artificielle, ainsi qu’à des actions de visibilité et de rayonnement aux niveaux national et international.

    « C’est un véritable nouveau modèle
    économique. Nous nous sommes rendu compte qu’il était crucial d’accompagner les TPE et PME, qui représentent 80 % des emplois et 80 % de l’économie, que ce soit au niveau local ou international », explique Nihal Mougamadou, fondateur d’Innowant et de Nakl Group.

    Concernant le processus de sélection, celui-ci comprend le dépôt de candidature, la prise de contact avec l’équipe du projet PataNum One, suivie d’une phase de présélection, la soutenance du projet devant un jury et enfin la sélection finale pour l’intégration au programme.

    « N’importe quelle personne souhaitant transformer sa vie grâce à l’entrepreneuriat peut le faire, car aujourd’hui, on constate que l’entrepreneuriat rime souvent avec précarité. Je suis convaincu qu’être entrepreneur implique déjà de prendre beaucoup de risques, et il ne faut pas mettre sa vie en péril. C’est pourquoi nous avons décidé que le dirigeant devait être financé, afin que ses soucis personnels ne freinent pas le développement de son entreprise. Je suis également convaincu que les jeunes et les entreprises malgaches peuvent rayonner localement, mais surtout à l’international. J’espère que PataNum One sera un programme qui donnera de l’espoir à de nombreux entrepreneurs », poursuit Nihal Mougamadou.

    La réception des dossiers des jeunes porteurs de projets a déjà commencé et se poursuit actuellement. Jusqu’à présent, des jeunes venant de Toamasina et de Fianarantsoa ont déjà déposé leurs candidatures. Leurs projets portent sur la numérisation de l’agriculture et le micro-learning, domaines pour lesquels ils sollicitent un appui.

    Il est à noter que ce programme est piloté par Nakl Group, avec Innowant comme partenaire premium. PataNum One bénéficie également du soutien de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo (CCIA) ainsi que de l’AFG Bank.

  • Femmes en situation de handicap : Aimer, enfanter et vivre dignement malgré la discrimination

    « Nous, femmes en situation de handicap, avons le droit d’aimer, de fonder un foyer et d’avoir des enfants. Nous avons les mêmes besoins que tout le monde. »
    Tels sont les propos de Raharivelo Lala, présidente de l’Association des Femmes Handicapées de Madagascar (AFHAM) dans la région Analamanga, lorsqu’elle s’est exprimée sur la discrimination dont sont victimes les femmes et mères en situation de handicap. Elle a souligné que, dans la société, l’idée selon laquelle ces femmes ne devraient ni se marier ni enfanter demeure encore très répandue.

    Par ailleurs, elles sont souvent perçues comme un fardeau au sein de la famille et de la communauté. « En ce qui concerne les droits et la santé sexuels et reproductifs, les personnes en situation de handicap devraient pouvoir disposer librement de leur corps et faire leurs propres choix selon leurs besoins. Or, bien souvent, ce sont encore les familles qui décident à notre place, estimant que nous ne devrions pas avoir de vie sexuelle, car cela compliquerait davantage les choses. Pourtant, nous savons que nous sommes capables d’assumer nos choix. Mais face à ces obstacles, la peur s’installe, au point que certaines d’entre nous hésitent même à se rendre dans les centres de santé », a renchéri Ratotoarimanana Lalatiana, secrétaire nationale de l’AFHAM.

    Ces mères de famille ont également tenu à préciser que, contrairement aux idées reçues au sein de la société, le handicap n’est pas héréditaire. Elles en veulent pour preuve le fait qu’elles ont des enfants en bonne santé, comme tout un chacun. Elles n’ont toutefois pas caché les difficultés liées à l’accouchement, la majorité des mères en situation de handicap étant contraintes de recourir à une opération césarienne en raison d’anomalies au niveau du bassin.

    Outre la discrimination exercée par la famille et la société, ces mères de famille ont aussi indiqué que l’accès aux centres de santé reste un véritable défi, notamment pour les personnes ayant un handicap physique. Cette difficulté constitue également une atteinte à leurs droits, encore loin d’être pleinement respectés, selon Raharivelo Lala.

    Il convient de rappeler que les personnes en situation de handicap ont, au même titre que tout le monde, le droit de jouir pleinement des droits et de la santé sexuels et reproductifs. Aucune loi en vigueur n’interdit leur mariage ni le fait d’avoir des enfants. Elles disposent également de la liberté de choisir le nombre d’enfants qu’elles souhaitent avoir ainsi que les méthodes de planification familiale qu’elles désirent utiliser.

    Selon l’enquête MICS réalisée en 2018, les personnes en situation de handicap représentent environ 13 à 14 % de la population à Madagascar. La Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avancent quant à elles un taux de 15 %.

  • Ouvrage : « Le Journal d’Anne Frank » désormais disponible en langue malgache

    La Bibliothèque nationale d’Anosy a accueilli mercredi dernier la cérémonie officielle de présentation et de remise de l’ouvrage « Ny Diarin’i Anne Frank », traduction en langue malgache du célèbre Journal d’Anne Frank. L’initiative est portée par  Vision Madagascar (ViMa), engagée dans la promotion de l’accès aux grandes œuvres universelles.

    Ce travail de traduction, mené durant deux années, est le fruit de la collaboration entre les écrivaines malgaches Michèle Rakotoson et Riambola Mitia, appuyées par des spécialistes de la langue malgache issus de l’Université d’Antananarivo. 

    L’objectif était de préserver fidèlement la profondeur du texte original et la portée historique de ce témoignage unique.

    Considéré comme l’un des ouvrages majeurs du XXᵉ siècle, Le Journal d’Anne Frank raconte le quotidien d’une adolescente juive contrainte de vivre cachée pendant la Seconde Guerre mondiale. Traduit dans plus de 70 langues, adapté au théâtre et au cinéma, l’ouvrage figure depuis 2009 au Registre international de la Mémoire du monde de l’UNESCO

    Sa version malgache vient ainsi enrichir le patrimoine littéraire mondial tout en rendant ce récit accessible aux lecteurs malgaches.

    Le projet est né de l’initiative de Zouzar Bouka, président de Vision Madagascar. Selon Tiana Rajaona, représentant de ViMa lors de la cérémonie, l’esprit de cet ouvrage s’inscrit pleinement dans la vision de Vima : contribuer à bâtir un Madagascar nouveau, à travers l’éducation, la culture et la transmission des valeurs humaines universelles.

    La cérémonie, empreinte de solennité, s’est tenue sous l’égide du Ministère de la Communication et de la Culture. Elle a été honorée par la présence du ministre Gascar Fenosoa, entouré de hauts responsables et de partenaires ayant soutenu la concrétisation du projet.

    À cette occasion, Vision Madagascar a remis plusieurs exemplaires du livre aux bibliothèques de la capitale, aux universités des régions ainsi qu’à différents établissements scolaires. Une démarche qui traduit l’engagement de Vima  en faveur de la promotion de la lecture et de la sauvegarde de la mémoire collective.

    Le livre sera diffusé dans toute l’île et dans diverses bibliothèques à travers Madagascar. Des initiatives sont également en cours pour intégrer l’ouvrage dans les programmes scolaires, afin de permettre aux jeunes générations de mieux comprendre l’histoire, de cultiver la tolérance et de s’imprégner des valeurs universelles véhiculées par ce témoignage poignant.

  • Redressement de la SIRAMA :   mission accomplie

    La direction actuelle de la société sucrière SIRAMA affirme avoir mené à terme le redressement administratif et financier de l’entreprise, après plusieurs années marquées par de graves difficultés de gestion.

    Selon les explications fournies, l’équipe dirigeante aurait hérité d’une société en grande difficulté, fragilisée par des problèmes de gouvernance, des irrégularités financières et une gestion jugée défaillante. Des dossiers liés à des soupçons de détournements de fonds et à des ventes  de terrains appartenant au patrimoine de la SIRAMA ont été transmis à la justice. 

    Le Directeur Général de la SIRAMA, le Général Ramananarivo Mamy Emile, a indiqué que l’entreprise était « à bout de souffle » lors de sa prise de fonction. Il estime aujourd’hui que la situation est en voie de stabilisation grâce aux mesures de redressement engagées.

    « Notre mission consistait avant tout à redresser la SIRAMA en tant qu’entreprise, sur les plans administratif et financier. Nous pouvons affirmer aujourd’hui que cet objectif est atteint. La réhabilitation des usines ne relevait pas de notre mission, cette responsabilité étant assurée par d’autres société. Le travail a été difficile, d’autant plus que nous avons fait face  à des menaces », a déclaré le Directeur Général.

  • Santé, économie et bien-être des ménages : La planification familiale au cœur de l’équilibre familial

    Alors qu’autrefois les hommes et les femmes avaient des points de vue différents sur la planification familiale, aujourd’hui la majorité des couples partagent une même vision et avancent main dans la main, convaincus de l’importance de l’espacement des naissances. C’est notamment le cas de ces mères de famille et de leurs conjoints. De manière générale, ils aspirent tous à une vie de couple harmonieuse et stable.

    « La planification familiale protège contre les grossesses non désirées et permet de mieux organiser le nombre d’enfants en fonction de nos capacités. Cela fait maintenant sept ans que j’y ai recours. Au début, j’utilisais les injections trimestrielles, puis j’ai opté plus tard pour l’implant au niveau du bras. Mon mari et moi avons pris cette décision ensemble, car avoir trop d’enfants alors que les moyens sont limités aurait des répercussions sur l’avenir de notre foyer et de nos enfants », témoigne Randriamirado Fenitriniaina Fifaliana, mère de famille de 28 ans, ayant deux enfants.

    Un avis similaire est également partagé par Mandimbiarinoro Felaniaina, mère de famille de 35 ans et également mère de deux enfants. Selon elle, la crainte de grossesses rapprochées a poussé son couple à adopter la planification familiale. En effet, elle explique que ses règles sont revenues seulement un mois après la naissance de son premier enfant, ce qui les a conduits à prendre cette décision. Par ailleurs, la planification familiale constitue aussi une garantie pour l’amélioration de la situation financière du ménage. « Une femme peut travailler et gagner sa vie sereinement lorsqu’elle n’est pas constamment enceinte ou confinée à la maison pour s’occuper des enfants », souligne-t-elle. D’après son témoignage, cela fait huit ans qu’elle pratique la planification familiale, en utilisant exclusivement la pilule.

    Les femmes en situation de handicap ont également le droit de recourir à la planification familiale. Parmi elles figure Ramiandrisoa Miora Fenotina, mère de famille de 36 ans, atteinte d’un handicap auditif. En 2020, après la naissance de son premier enfant, elle a commencé à utiliser le DIU, avec l’accord mutuel de son couple. Elle estime que le nombre d’enfants à avoir devrait dépendre des revenus du ménage afin que leur éducation ne devienne pas un problème ou une source de souffrance. Cette mère de famille a deux enfants et, jusqu’à présent, le couple n’envisage plus d’en avoir d’autres, raison pour laquelle ils poursuivent la planification familiale.

    Un taux de recours très élevé

    Selon les explications de la sage-femme Rafelantsoa Laingotiana, qui travaille au CSB de Manandriana ainsi que dans un centre de santé privé à Tsarafara, tous deux situés dans le district d’Avaradrano, le taux de recours des femmes aux services de planification familiale est élevé. Ce type de service est actuellement l’un des plus sollicités dans l’ensemble des centres de santé, précise-t-elle. Pour le CSB où elle exerce, elle indique qu’au moins 80 femmes par mois y recourent à la planification familiale. La situation est similaire dans les centres de santé privés, bien que le service y soit payant, avec un coût ne dépassant pas 5 000 ariary.

    En résumé, la planification familiale ne se limite pas à la prévention des grossesses non désirées ; elle constitue également un levier essentiel du développement des ménages, de la communauté et du pays. Si le taux actuel de prévalence contraceptive est d’environ 43 %, l’objectif est de le porter à 60 % d’ici 2030.

  • DÉPLACEMENT PRÉSIDENTIEL – “J’ai porté un fusil parce que je ne pouvais emmener qu’un seul garde du corps dans l’hélicoptère”, explique le Colonel Michaël Randrianirina


    Le déplacement du Colonel Michaël Randrianirina dans le Nord-Ouest du pays a récemment fait réagir, notamment en raison d’images le montrant armé à bord d’un hélicoptère militaire. Une situation inhabituelle qui a rapidement alimenté les discussions, poussant l’intéressé à apporter des éclaircissements publics.

    Selon ses explications, le contexte sécuritaire des zones visitées justifiait des mesures particulières. Le responsable politique affirme avoir dû adapter sa propre protection face aux contraintes logistiques rencontrées sur le terrain. Le déplacement s’est en effet déroulé dans des localités considérées comme sensibles, dans une période marquée par des tensions et une vigilance accrue des forces de sécurité.

    “Nous nous étions rendus dans des zones rouges, Soalala, Besalampy”, explique-t-il. “Les gardes du corps qui me protègent ne pouvaient pas quitter cet endroit parce que nous ne pouvions mobiliser qu’un seul hélicoptère pour des raisons d’austérité”, ajoute-t-il au cours d’un point de presse à Mahajanga.

    Le choix du transport aérien unique aurait ainsi limité le nombre d’agents affectés à sa sécurité rapprochée. La priorité aurait été donnée au transport des membres de la délégation officielle, comprenant notamment des élus et plusieurs collaborateurs, réduisant de fait la capacité d’embarquer davantage d’éléments de protection.

    “Je ne pouvais pas utiliser trois ou quatre hélicoptères alors que je devais emmener avec moi des députés et plusieurs autres personnes, et donc, un seul garde du corps pouvait m’accompagner”, poursuit-il encore.

    Se présentant avant tout comme officier, le Colonel Michaël Randrianirina estime que le port d’une arme dans ce contexte relevait d’une précaution personnelle face à une mission jugée sensible. Ce déplacement s’inscrivait dans une tournée de terrain destinée à évaluer la situation dans plusieurs districts du Nord-Ouest, récemment affectés par des événements majeurs ayant nécessité une présence des autorités.


  • SAINT VALENTIN : BAOLAI GATE LES AMOUREUX

    En cette période de l’ année, nombreux sont ceux qui veulent rénover leur intérieur ou offrir un beau présent à leur proche. Dans cette optique, la Société « Baolai » répond aux attentes du public. «  Une nouvelle boutique est déjà ouverte à Ivandry près de Clairefontaine, où nos marques de renommée mondiale « Hisense – Jeyoo » y  sont achalandés. Une promotion est déjà effective avec nos divers articles. 

    Un nouvel arrivage d’ appareil en électroménager de premier choix, dédiés pour tout type de budget et goût. Avec les Canvas tv 4K Qled – mini Led – Uled tv – écran Oled et Smart tv disponible entre 17 et 120″ , garanti 12 mois – les réfrigérateurs à prix réduits – batteries solaires : lithium et gel – convertisseur, stabilisateur, panneaux solaire mono et polychristalline » d’ après un responsable. 

    On y trouve aussi des cuisinière à gaz et électrique, subwoofer, mini radio baffle bluetooth solaire, machine à café à capsule, micro, Télé Led de 12 volts fonctionnel sans courant, synthétiseur, machine à laver smart wifi, aspirateur, four micro  onde, brushing, air fryer, congélateur ( fonctionnel 135 heures après délestage), mini  chaîne, mixeur, lave – vaisselle, table de mixage, plaque de cuisson, sound bar, climatiseur mural et portatif, … 

    Les détails sont à découvrir directement auprès de toutes les boutiques à Ivandry ( près de clairfontaine ) , Soarano, Analakely et Bazar Be Toamasina – sur le site web et la page facebook : baolai ou au 033 37 188 88 ( en hb ) . Un beau mois de l amour à l horizon avec la Société « Baolai ».

  • Rafelantsoa Laingotiana :Douze ans au service des femmes enceintes et de la planification familiale

    Rafelantsoa Laingotiana est une mère de famille engagée dans l’accompagnement des femmes enceintes, aussi bien lors de l’accouchement que dans l’accès à la planification familiale. Âgée de 32 ans, elle est mariée et mère de trois enfants. Elle exerce le métier de sage-femme depuis douze ans, après avoir suivi une formation paramédicale de trois ans. Elle travaille au CSB de Manandriana ainsi que dans un centre de santé privé à Tsarafara, tous deux situés dans le district d’Avaradrano.
    « Après l’obtention de mon baccalauréat, j’ai commencé les études de médecine, puis j’ai décidé de m’orienter vers le paramédical après avoir été convaincue et encouragée par mes parents. J’ai terminé mes études en 2014 et je me suis immédiatement engagée dans la vie professionnelle », raconte-t-elle.

    Selon ses explications, la formation en gestion était initialement le domaine qu’elle souhaitait suivre. Toutefois, ses parents aspiraient à la voir devenir soignante, d’autant plus que c’était le jeu qu’elle pratiquait le plus durant son enfance. Après discussion et persuasion mutuelle, la décision fut prise qu’elle deviendrait professionnelle de santé.
    « C’est seulement durant mon stage que j’ai commencé à aimer ce métier. En prenant soin des femmes enceintes et des enfants, en constatant progressivement des résultats positifs, j’y ai trouvé du plaisir, ce qui m’a beaucoup motivée », ajoute-t-elle.

    Le métier de sage-femme n’est pas facile, mais il lui apporte néanmoins beaucoup de satisfaction, selon Rafelantsoa Laingotiana. Comme tout métier, il exige de la volonté, de la force mentale et surtout des compétences. Parfois, des situations imprévues surviennent dans l’exercice de la profession, ce qui est toujours source d’angoisse, explique-t-elle. « Le plus difficile, c’est de travailler la nuit pour faire accoucher alors qu’on a encore des enfants en bas âge. Le travail doit être accompli alors que le bébé pleure sans cesse dans la salle de garde. Sur le plan professionnel, il est également très pénible et douloureux d’assister à un accouchement d’un enfant mort-né ou handicapé. Le sentiment maternel ressort fortement dans ces moments-là. En revanche, il y a toujours de la joie lorsque le travail est accompli, notamment lors de la naissance de jumeaux ou lorsqu’une complication imprévue est finalement surmontée avec succès », confie-t-elle.

    Rafelantsoa Laingotiana ne prend pas uniquement en charge des femmes déjà engagées dans le processus d’accouchement, mais elle a également fait accoucher des mineures âgées d’environ 15 ans. Selon elle, ces jeunes filles présentent des profils variés. Certaines accouchent plus facilement car elles ont une constitution physique et mentale suffisante et, par crainte de leurs parents, se montrent calmes et disciplinées face à l’accouchement. D’autres, rencontrent de grandes difficultés du fait de leur jeune âge, de leur faible constitution physique, de l’immaturité de leurs organes et de leur manque de préparation psychologique à l’accouchement. Ces situations entraînent souvent des complications nécessitant une intervention chirurgicale.

    Il est à noter que Rafelantsoa Laingotiana fait principalement accoucher les femmes qu’elle a suivies depuis le début de la grossesse. Toutefois, elle précise qu’en cas d’urgence vitale, elle intervient toujours. Elle souligne néanmoins que la prise en charge d’une femme suivie dès le départ permet de limiter les imprévus et les risques. L’accès aux soins en matière de droits et de santé sexuelle et reproductive constitue, par ailleurs, un droit fondamental pour toute personne, y compris les femmes enceintes, conclut-elle.

  • Cyclone Fytia : un bilan lourd à Madagascar — 7 morts, des milliers de sinistrés et des dégâts considérables

    Antananarivo, le 2 février 2026 — Le passage du cyclone tropical Fytia a provoqué un bilan tragique à Madagascar, avec sept décès confirmés, selon le bilan provisoire publié ce matin à 8 h par le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC).

    Parmi les victimes, on compte un décès à Antananarivo II, un à Ambato Boeny, deux à Soalala et trois à Anjozorobe.

    🔹 Une personne portée disparue
    Les autorités signalent également une personne portée disparue, emportée par les eaux du fleuve Mahamavo dans la commune d’Ambalakida, district de Mahajanga II. Les opérations de recherche sont en cours.

    🔹 Blessés et populations déplacées
    Le cyclone a fait cinq blessés. Les déplacements de population sont massifs : à ce jour, 54 518 personnes sinistrées issues de 12 412 ménages ont été recensées. Parmi elles, 20 064 personnes (5 095 ménages) ont dû quitter leurs foyers à cause des inondations et de la destruction de leurs habitations.

    🔹 Dégâts matériels importants
    Les dégâts matériels sont particulièrement lourds. Les autorités ont recensé :

    • 9 490 cases inondées,
    • 1 291 cases endommagées,
    • 1 465 cases totalement détruites.

    Le secteur éducatif n’a pas été épargné : 98 salles de classe ont été partiellement décoiffées, 49 partiellement détruites et 44 totalement détruites, affectant l’année scolaire dans plusieurs localités.

    🔹 Zones affectées
    Au total, 27 districts répartis dans six régions du pays ont été touchés :
    ➡️ Boeny,
    ➡️ Analamanga,
    ➡️ Melaky,
    ➡️ Sofia,
    ➡️ Vakinankaratra,
    ➡️ Betsiboka.

    Les données provenant des régions de l’Atsinanana et de l’Alaotra Mangoro sont encore attendues et pourraient entraîner une révision du bilan des dégâts et des pertes humaines.

    🔹 Priorité aux secours
    Le BNGRC souligne que la protection des populations sinistrées et l’évaluation des dégâts restent des priorités pour organiser et coordonner l’assistance et les opérations de secours dans les zones affectées.


  • Droits et santé sexuels et reproductifs: Une ouverture progressive de la société grâce à l’information et à l’éducation

    Longtemps perçues comme des sujets tabous  au sein de la société , que ce soit dans le cadre familial, entre parents et enfants ou entre proches ; les questions liées aux droits et à la santé sexuels et reproductifs (SDSR)  commencent aujourd’hui à être abordées plus librement. De plus en plus de personnes se montrent ouvertes à ces thématiques, notamment grâce aux campagnes d’information relayées par les médias écrits, audiovisuels et numériques, ainsi qu’aux actions menées par les organisations spécialisées dans ce domaine.

    Selon Ramparaoelina Tendry, coordinatrice de l’association de jeunes IYAFP Madagascar et volontaire engagée dans l’éducation et la sensibilisation aux droits et à la santé sexuels et reproductifs au sein des « fokontany » et des communautés, les échanges avec le public sont désormais plus faciles. « Les personnes concernées se montrent réceptives lorsqu’on leur explique de manière claire et détaillée les notions essentielles liées à ces questions, y compris celles portant simplement sur la connaissance du corps. Autrefois, faute d’informations, ces sujets étaient assimilés à des propos indécents ou immoraux, mais les mentalités évoluent progressivement », a-t-elle expliqué. Elle a également souligné que ces actions contribuent à soutenir les parents dans la transmission d’informations qu’ils peinent parfois à aborder avec les enfants et les jeunes.

    Toutefois, elle a précisé que le niveau de connaissance des jeunes en matière de prévention et de protection en santé sexuelle et reproductive demeure insuffisant. Cette lacune figure parmi les facteurs favorisant la propagation du VIH/SIDA à Madagascar. La situation est aggravée par la diminution des financements, entraînant une raréfaction des préservatifs distribués gratuitement. « Des cas d’enfants infectés par le VIH/SIDA ont été recensés, et les enquêtes ont établi que la transmission s’est faite par voie sexuelle. Par ailleurs, certains jeunes ont également contracté le virus MPox à la suite de rapports sexuels », a-t-elle ajouté.

    L’IYAFP Madagascar poursuit néanmoins ses activités de proximité, en organisant des descentes de terrain au moins deux fois par mois dans les « fokontany » et les communautés, indépendamment de la disponibilité des financements. Les formations qu’elle dispense s’adressent également aux « olobe », encore fortement respectées et influentes dans les zones éloignées de la capitale. En plus d’Antananarivo, l’association est présente à Toamasina, Mahajanga, Fianarantsoa, Toliara, Ambovombe et Mananjary.

     

  • « Kayak the Mangoky » : Vision Madagascar NGO soutient un fleuve, un film et une conscience collective

    En mai 2022, Oscar Scafidi et Ben Ziehm Stephen ont entrepris une aventure humaine et environnementale hors du commun : réaliser la première expédition intégrale, de la source à la mer, le long du plus long fleuve de Madagascar, le Mangoky. Une traversée de 750 kilomètres accomplie en vingt-sept jours, en kayak, à pied et à gué, rendue possible grâce au soutien de Vision Madagascar NGO, organisation engagée dans la valorisation des patrimoines naturels et humains de la Grande Île.

    De cette expédition est né « Kayak the Mangoky », un film documentaire réalisé par Oscar Scafidi. L’œuvre propose une immersion sensible et contemplative au cœur d’un fleuve souvent traversé, mais rarement raconté. Au-delà de l’exploit sportif, la descente devient un véritable outil d’observation et de compréhension du territoire malgache.

    Au fil de l’eau, le documentaire dévoile la beauté brute des paysages, la richesse écologique du Mangoky, mais aussi les réalités humaines des communautés riveraines, dont les modes de vie demeurent intimement liés au fleuve. Progressivement, le Mangoky s’impose comme un personnage à part entière dans un récit qui interroge la relation fragile entre l’homme et la nature, la gestion de l’eau et la place accordée aux territoires encore peu représentés à l’écran.

    L’expédition a été jalonnée de nombreuses épreuves : changements d’itinéraire de dernière minute, traversée de plus de 200 kilomètres à pied à travers une chaîne de montagnes aride, pénuries d’eau, blessures et maladies. Loin d’un traitement spectaculaire, ces difficultés renforcent la sincérité et la profondeur du récit, soulignant la dimension humaine du projet.

    En soutenant cette aventure et en accompagnant la première projection du film à Madagascar, Vision Madagascar NGO inscrit « Kayak the Mangoky » dans une démarche plus large de sensibilisation aux enjeux environnementaux, de mise en valeur des patrimoines naturels et de transmission de récits porteurs de sens. Présenté dans plusieurs festivals de cinéma à travers le monde et actuellement en cours d’examen comme potentiel record mondial, le film illustre la capacité du cinéma documentaire à devenir un outil d’engagement et de dialogue. Une projection du film « Kayak the Mangoky » s’est tenue le 30 janvier 2026 à l’American School of Antananarivo (ASA).

  • Alpinisme – Everest : Zouzar Bouka et ses fils repartent à l’assaut du toit du monde


    La famille Bouka s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son aventure sportive et humaine. Zouzar Bouka et ses deux fils, Raj Alexandre et Rais, se préparent à retourner sur les pentes de l’Everest au mois de mai, avec un objectif clair : hisser le drapeau malgache au sommet du monde.

    Lors de leur première tentative, l’expédition avait été marquée par des conditions éprouvantes. Zouzar Bouka avait dû stopper son ascension au camp 2, à 6 800 mètres d’altitude, suite à un malaise. Ses fils, quant à eux, avaient poursuivi l’effort jusqu’à 8 600 mètres, démontrant une solide préparation et une remarquable capacité d’adaptation à la haute altitude. Une performance inachevée, mais porteuse d’une détermination renouvelée.
    « Cette année, je serai surtout le coach de mes enfants », confie Zouzar Bouka.

    La préparation pour cette nouvelle tentative se veut encore plus rigoureuse. En Autriche et en Suisse, les entraînements s’intensifient sur glaciers, avec un travail approfondi sur l’utilisation des crampons et l’accompagnement par des guides spécialisés de l’Everest. La famille a également recours à des tentes hypoxiques, simulant les conditions d’oxygène raréfié rencontrées en très haute altitude. « L’entraînement est la clé », rappelle Zouzar Bouka, insistant sur l’importance de la discipline et du sang-froid face aux conditions extrêmes.

    Un palmarès déjà impressionnant

    Le parcours des Bouka est déjà jalonné d’exploits. Le 15 janvier dernier, Zouzar Bouka atteignait le pôle Sud, ajoutant une ligne prestigieuse à son palmarès. Avant cela, lui et ses fils avaient déjà porté haut les couleurs malgaches sur plusieurs sommets emblématiques à travers le monde. Autant de défis relevés dans des environnements hostiles, traduisant une volonté affirmée de représenter Madagascar sur la scène internationale de l’alpinisme.

    « Physiquement et mentalement, nous savons que ce sera difficile. Mais nous avons appris de l’année dernière. Avec la volonté et la préparation, nous croyons que cette fois, nous irons plus loin », affirme Raj Alexandre.

    Avant d’entamer la phase finale de préparation, Zouzar Bouka et son fils Raj Alexandre ont été reçus hier par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, lors de la cérémonie traditionnelle de Tsodrano, organisée à la place Goulette. Le ministre a salué un parcours hors du commun, mettant en avant les valeurs de courage, de résilience et de transmission entre générations portées par cette famille. Il a également souligné le caractère inspirant de cette initiative pour la jeunesse malgache et son impact positif sur le rayonnement du pays à l’international.

    Portée par cette bénédiction symbolique, la famille Bouka se lance désormais vers l’un des défis sportifs les plus exigeants de la planète, avec l’espoir d’inscrire Madagascar au sommet de l’Everest.

  • Fahasalamana sy zo ara-pananahanaManiry ny hampitoviana azy amin’ny olon-drehetra ireo olona manana fahasembanana

    Mbola olana goavana sedrain’ireo olona manana fahasembanana ny fanavakavahana eny anivon’ny fiaraha-monina. Raha ireo vehivavy sy renim-pianakaviana manana fahasembanana matetika no mijoro sy mitantara ny zava-manjo azy ireo, manana ny maharary azy ihany koa ireo lehilahy manana fahasembanana ,indrindra eo amin’ny resaka fahasalamana sy zo ara-pananahana (SDSR). « Ny lehilahy manana fahasembanana dia toa ny lehilahy rehetra. Manana zo hiaina fiainana ara-pitiavana sy fiainana ara-pananahana feno ho azy manokana. Anisany ny fahafahana mampiasa malalaka ny tolotra ara-pahasalamana rehetra misy ka tafiditra ao anatin’izany ny fitsaboana ara-pananahana », hoy ny nambaran-dRafindrakoto Falihery, raim-pianakaviana manana fahasembanana ara-batana.

    Araka ny fanehoan-kevitr’ity raim-pianakaviana ity hatrany, betsaka ny fihetsika mety tsy resahina mivantana ataon’ny fiaraha-monina hampandeferana sy tsy hisehoan’io filàna fototra ao anatin’ny olona manana fahasembanana io.Tsy eny anivon’ny fiaraha-monina ihany no hahitàna izay fanavakavahana sy fanilikilihana izay , fa zava-misy matetim-pitranga eny anivon’ny toeram-pitsaboana indrindra fa ireo miankina amin’ny fanjakana ihany koa izany. « Rehefa miresaka tolo-draharaha na services publiques dia mitovy hatrany ny olana hoan’ny olona manana fahasembanana na lahy na vavy. Be loatra ny sakana ara-poto-drafitrasa « , hoy hatrany ny voalaza.

    Tahaka ny olon-drehetra manana zo fototra eo amin’ny lafin’ ny fandrindràna fiainam-pianakaviana , ny fitsaboana ireo aretina azo avy amin’ny firaisana ara-nofo rehetra , fanaovana fitiliana manokana sy fitsaboana ny VIH SIDA ireo lehilahy manana fahasembanana. Tsy ny resaka fanilikilihana ataon’ny sasany amin’ireo mpiasan’ny fahasalamana ihany anefa no miteraka tahotra sy fahamenarana ao anatin’izay ireo, izay zary lasa sakana tsy hanaton’ireto farany toeram-pitsaboana fa eo ihany koa ny resaka fanakiviana sy fitsaràna ivelany. « Betsaka ny zavatra tsy ampoizina iainan’ireo lehilahy manana fahasembanana saingy fiainana manokana Ilay izy ka tsy dia voaresaka loatra .
    ohatra, misy amin’izy ireo no voan’ ny IST/MST tahaka ny aretina mety hahazo ny olon-drehetra saingy tsy mahamenatra ny mpitsabo sasany ny miteny hoe efa ohatran’izao ve ianareo dia mbola manao izany! Zo fototra anefa ny hahazo fitsaboana amin’ ilay aretina », hoy hatrany ny fitantaran’ity raim-pianakaviana ity.

    Sakana ara-kolontsaina

    Eo ny lafiny ara-pitsaboana fa mbola olana hafa sedrain’ireo lehilahy manana fahasembanana ihany koa ny resaka kolontsaina. Araka ny fomba fijerin-dRazafindrakoto Falihery hatrany mantsy dia lasa voasaron’ny fahasembanana ny fananan’ny olona iray fiainana manokana, indrindra ara-pitiavana sy ara-pananahana. Matetika dia heverina ho tsy manana fiainana ara-pananahana izy ireo. Mila fiovàna hoy izy izay fomba fijery izay, dia ny fanekena fa ny olona manana fahasembanana dia olombelona feno. « Rehefa eken’ny fiaraha-monina ireo voalaza ireo dia mandroso ny adihevitra. Raha tsy izany hisy hiteny foana hoe aleo vosirina ireo olona manana fahasembanana mba tsy hanana faniriana sy filàna intsony », hoy ny fanamafisany.

    Efa voasokajy ao anatin’ny herisetra ny fanilikilihana sy ny fanavakavahana mahazo ireo olona manana fahasembanana eny anivon’ny fiaraha-monina sy eny anivon’ny toeram-pitsaboana. Ankoatra ny fahasembanana mahazo Ilay olona, mety hiteraka fahavoazana hafa ao aminy ihany koa izany, araka ny fanehoan-kevitry ny mpandinika fiaraha-monina Ratsida Lanto. « Miantraika any amin’ny fomba fandalinana sy ny fomba fijery ara-piaraha-monina eo amin’ilay olona manana fahasembanana ny fanavakavahana mahazo azy ireo. Hanahirana ny horohoro ateraky ny dindon’iny herisetra ara-tsaina iny izay vao maika mety hitarika fangirifiriana anaty sy tahotra eo amin’ny fiainany amin’ny ankapobeny mihitsy », hoy ny fanampim-panazavàna.

    Fanentanana sy fanabeazana

    Vahaolana goavana ary tsy afa-miala amin’ireo endrika fanavakavahana sy fanilikilihana mihatra amin’ireo olona manana fahasembanana eny anivon’ny fiaraha-monina ny resaka fanentanana sy ny fanabeazana. Voakasika ao anatin’izay fanentanana izay avokoa ny mpiasan’ny fahasalamana tsy ankanavaka, ny fiaraha-monina fa ihany koa ireo olona manana fahasembanana sy ireo olona akaiky azy ireo. Ankoatra izay tokony hamoraina ihany koa ny fahafahan’ny olona manana fahasembanana hampiasa ireo tolo-draharaha mikasika ny fahasalamana ara-pananahana araka ny sokajim-pahasembanana misy amin’izy ireo avy.

    « Tokony hahafantatra tsara ny atao hoe fiainana manokana sy fiainana ara-pananahana ny olona manana fahasembanana rehetra na inona karazany na inona fomba fisehony. Izy tenany ihany avy eo no manapan-kevitra ny amin’izay fomba iainany izany. Izy ohatra no misafidy ny fandrindram-piainam-pianakaviana mety aminy na ny fomba fisorohana ny aretina azo avy amin’ny firaisana ara-nofo . Tokony izy ireo ihany koa no misafidy ny hiteraka na tsia sy mametra ny zaza tiany ho ateraka « , hoy hatrany Razafindrakoto Falihery.

    Drafitr’asa

    Raha tsiahivina ,nankatoavina tamin’ny talata 13 janoary lasa teo ny drafitr’asa nasionaly mikasika ny fiovam-pihetsika sy fitondran-tenan’ny fiaraha-monina ( CSC) eo amin’ny lafin’ny fahasalamana sy zo ara- pananahana, ny fahasalaman’ny reny, ny zaza vao teraka, ny ankizy, ny zatovo ary ny resaka fanjarian-tsakafo , handrakotra ny taona 2026 – 2030 . Anisan’ny nandray anjara tao anatin’izany ny fikambanan’ny olona manana fahasembanana.

    Nambaran’ny dokotera Rajaobelina Miary Toky, tale misahana ny fahasalamam-pianakaviana fa zava-dehibe no nandraisana io fanapahan-kevitra io noho ny mbola tsy fahafataran’ny olona ireo lafin-javatra ireo indrindra fa ny zony ara-pananahana. Zava-misy izay miteraka sakana hoan’ireo olona sasany tsy hanatona toeram-pitsaboana. Nohamafisin’ity mpitsabo ity fa manan-jo ny hisafidy ny anaovany ny fahasalamana ara-pananahana ny olon-drehetra tsy ankanavaka ka tafiditra ao anatin’izay ny olona manana fahasembanana . « Amin’ny ankapobeny, tsy misy fahasamihafany ny fomba fampiharana ireo paikady dimy lehibe amin’ity drafitr’asa nasionaly ity eo amin’ny olon-drehetra. Ny mampiavaka azy fotsiny dia anaovana fitaovana sy fomba fampitàna hafatra manokana araka ny sokajim-pahasembanany ireo olona manana fahasembanana, ary efa manomboka izany amin’izao fotoana izao » , hoy ny fanampim-panazavàna.

  • Port de Toamasina : MISE EN SERVICE DU NOUVEAU QUAI A CONTENEURS EN MARS

    Le calendrier des travaux du nouveau quai à conteneurs C4. Les préparatifs pour son entrée en service au mois de mars battent déjà leur plein 

    Ce sera un moment historique. Les travaux de construction du nouveau quai à conteneurs au port de Toamasina ont bien respecté le calendrier prévu. Si tout va bien. La réception et la mise en service de la nouvelle infrastructure est attendu au mois de mars. Selon les explications fournis par  la Société du port autonome de Toamasina (Spat), ce quai d’une longueur de 333 mètres sera en mesure d’accueillir les navires porte-conteneurs de dernière génération, capables de transporter jusqu’à 14 000  boites équipés de grues STS, contre une capacité de 3 000 EVP à l’heure actuelle. 

    «Les impacts économiques seront palpables dès la mise en service de ce nouveau quai puisque nous serons en mesure à partir de cette année 2026 d’accueillir les grands navires qui ne pouvaient pas accoster à Toamasina auparavant. Le transbordement dans d’autres ports de l’océan Indien ne sera donc plus nécessaire puisque ces navires pourront directement venir à Madagascar», explique Julio Rajaonasy, directeur technique par intérim de la Spat.

    Le port est aujourd’hui déjà en effervescence pour préparer ce grand évènement. Selon les derniers chiffres disponibles, les travaux de construction du quai  C4 étaient déjà achevés à 74,16% à la fin du mois de novembre 2025 et ont déjà sans doute connu des avancées importantes jusqu’à maintenant. Il reste, entre autres,  travaux de finition à faire comme l’installation du rail et des bollards qui servent à attacher les cordes d’amarrage des navires. Les opérations de dragage sont également terminés pour que la profondeur de l’eau du canal d’amenée et au niveau du quai atteigne les 16 mètres, une des conditions majeures pour pouvoir accueillir les gros navires. 

    Les armateurs sont également en effervescence face à ce gros changement en perspective qui va modifier de manière radicale leur mode opératoire. Selon les informations de la Spat, les plus grandes compagnies maritimes comme MAERSK , MSC, CMA-CGM,SEAL sont déjà venues prendre les informations utiles et se prépare déjà faire venir les gros navires à Toamasina dès la mise en service du quai C4. 

    Rappelons que la construction du quai C4 est l’une des pièces maitresses des travaux d’extension du port de Toamasina. parmi les autres nouvelles infrastructures figurent le terre-plein Hastie d’une superficie de 10 hectares, le renforcement et la prolongation de 370 mètres supplémentaires de la protection contre les vagues ou brise-lame ainsi que l’aménagement de nouvelles routes de connexion entre les quais et les zones de stockage et la mise en place de murs de protection contre les vagues tout au long des zones exposées à la mer. 

  • Pôle Sud antarctique : Zouzar Bouka plante pour la première fois le drapeau malgache

    Le 15 janvier 2026 restera une date historique pour Madagascar. Au cœur du Pôle Sud antarctique, l’un des endroits les plus isolés et les plus froids de la planète, le drapeau malgache a été hissé pour la toute première fois.

    Cet exploit a été réalisé par Zouzar Bouka, qui a accompli un geste hautement symbolique en plantant les couleurs nationales à l’extrême sud du globe. Dans le silence glacé de l’Antarctique, ce moment fort a porté un message clair : Madagascar peut aller loin et rayonner à l’échelle mondiale.

    Ce défi s’inscrit dans la vision portée par Zouzar Bouka, résumée par une ambition forte : « Créer un nouveau Madagascar ». Initiateur et homme de défis, il ne se contente pas de suivre les chemins déjà tracés, mais cherche à repousser les limites et à inspirer.

    Il convient de rappeler que Zouzar Bouka n’en est pas à son premier exploit. Il a déjà relevé plusieurs défis majeurs à travers le monde, notamment en gravissant des sommets dans huit pays : l’Argentine, les États-Unis, le Népal, le Chili, Madagascar, le Pérou, la Tanzanie et l’Équateur.

    À travers cet exploit au Pôle Sud, Zouzar Bouka porte haut les couleurs de Madagascar et invite la nation à croire en une vision audacieuse et tournée vers l’avenir.

  • CAN : le Sénégal sacré champion après une finale sous haute tension


    Le Sénégal a remporté la finale de la Coupe d’Afrique des Nations en s’imposant sur le score de 1-0 au terme d’un match marqué par une tension extrême et de longues interruptions. Cette rencontre, disputée face au Maroc, restera dans les annales en raison de son scénario particulièrement chaotique.

    La fin de match a été marquée par une vive contestation après le refus d’un but sénégalais, suivi de l’attribution d’un penalty en faveur du Maroc. Ces décisions arbitrales ont provoqué une interruption de jeu de plus de dix minutes, plongeant le stade dans une atmosphère électrique. En conséquence, le temps additionnel a atteint un niveau exceptionnel, allant jusqu’à la 90e minute +25.

    Moment clé de la rencontre, le penalty marocain tiré par Brahim Díaz a été manqué, redonnant espoir aux Lions de la Téranga. Profitant de cette occasion, le Sénégal est parvenu à faire la différence grâce à Pape Gueye, auteur de l’unique but de la finale.

    Grâce à cette victoire, le Sénégal décroche sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations, après son premier sacre obtenu en 2021, confirmant ainsi son statut de grande nation du football africain.

  • Madagascar veut plus de concurrence dans le secteur téléphonique

    Le 17 janvier 2026, le Président Michaël Randrianirina était en Afrique du Sud pour rencontrer des entrepreneurs sud-africains. L’objectif était de parler de projets importants pour Madagascar.

    Le sujet principal était l’ouverture du secteur des télécommunications. Madagascar veut plus d’opérateurs, simplifier les démarches et réformer les lois pour que le secteur fonctionne mieux et profite au pays.

    D’autres sujets ont été abordés, comme la relance de l’entreprise SIRAMA, les routes à construire, et l’ouverture de la route vers Maintirano pour mieux connecter les régions.

    Le Président a aussi parlé de la transition vers la Ve République, de la levée des sanctions contre Madagascar en Afrique, et de la participation du pays au BRICS, dont le sommet aura lieu en Inde en juin et juillet.

    Cette visite montre que Madagascar cherche à coopérer avec d’autres pays et à attirer des soutiens internationaux pour développer son économie.

  • DU PÔLE SUD À ANDAKANA : VISION MADAGASCAR PLANTE L’ESPOIR
    Reboisement

    Le 17 janvier 2026, à Andakana, AntananarivoVision Madagascar (ViMa) a mené une importante opération de reboisement, avec pour objectif principal de contribuer à la restauration de la forêt malgache et à la préservation de l’environnement.

    Cette journée revêt une dimension hautement symbolique. Elle coïncide avec un moment historique pour Madagascar : le même jour, Zouzar Bouka, président de Vision Madagascar, a planté pour la première fois le drapeau malgache au pôle Sud, en Antarctique. Un exploit humain majeur qui a inspiré l’édition 2026 du reboisement annuel de ViMa, désormais baptisée « Reboisement Pôle Sud », établissant un lien fort entre dépassement de soi et responsabilité environnementale.

    Au total, 2 220 arbres ont été plantés par la grande famille de ViMa, en collaboration avec les partenaires Graine de Vie, DREDD, Reboisement Mahasoa et TERRA VITAE. Une grande partie des jeunes plants porte des noms de sommets emblématiques gravis par Zouzar Bouka et son équipe au cours de leurs ascensions à Madagascar et dans huit pays, dont l’Argentine, les États-Unis, le Népal, le Chili, le Pérou, la Tanzanie et l’Équateur.

    Selon les responsables de Vision Madagascar, cette initiative vise non seulement à restaurer les sols et renforcer la biodiversité, mais aussi à transmettre aux communautés locales une conscience durable de la protection de la nature. Le message est clair : la réussite, comme la nature, se construit avec patience, engagement et vision.

    Pour Vision Madagascar, planter un arbre est bien plus qu’un geste écologique : c’est un acte de mémoire, d’espoir et d’avenir pour les générations futures.

  • Patrimoine mondial : Madagascar engage officiellement la candidature de la Mission catholique d’Ambodifotatra – Sainte-Marie

    Madagascar franchit une étape décisive dans la valorisation de son patrimoine culturel et religieux. Le mercredi 14 janvier 2026, les autorités ont procédé à la signature officielle du dossier de demande d’inscription de la Mission catholique d’Ambodifotatra – Sainte-Marie sur la Liste du patrimoine mondial.

    La cérémonie s’est tenue au Lapan’Andafiavaratra, sous la présidence de la ministre de la Communication et de la Culture, Gascard Fenosoa, qui a signé les documents officiels marquant l’aboutissement de cette phase nationale du processus. Plusieurs hauts responsables du ministère étaient présents, dont le Directeur de Cabinet Rakotonirina Hasina, aux côtés des représentants de la Mission catholique et de techniciens spécialisés dans le patrimoine.

    Ce projet, mûri depuis plusieurs années, vise à faire reconnaître la valeur universelle exceptionnelle de la Mission catholique d’Ambodifotatra, notamment son importance historique, architecturale et spirituelle. Le site est considéré comme un témoin majeur de l’histoire religieuse et culturelle de Sainte-Marie et, plus largement, de Madagascar.

    Le dossier a été renforcé à la suite de la visite officielle de la ministre à Sainte-Marie, le 21 novembre 2025, au cours de laquelle elle avait participé à une célébration religieuse à l’Église catholique d’Ambodifotatra. Cette visite avait permis de présenter aux fidèles et aux autorités locales l’état d’avancement du projet ainsi que les étapes restantes avant sa transmission aux instances internationales compétentes.

    Par ailleurs, cette avancée s’inscrit dans un contexte de redynamisation de la politique nationale de sauvegarde du patrimoine. La Direction du Patrimoine (DP) du ministère joue un rôle central dans ce processus, notamment depuis la nomination du Dr Lahiniriko Denis Alexandre à sa tête, le 22 décembre 2025, après plusieurs années de vacance du poste. Cette nomination a permis d’accélérer les travaux techniques et institutionnels liés aux dossiers de classement.

    À travers cette initiative, le ministère de la Communication et de la Culture réaffirme sa volonté de promouvoir le patrimoine malgache au niveau international, en collaboration avec l’UNESCO, et de préserver les sites à forte valeur historique pour les générations futures. L’inscription de la Mission catholique d’Ambodifotatra – Sainte-Marie constituerait une reconnaissance majeure du patrimoine culturel et spirituel de Madagascar.