UN AFFAME VESTU EN PRESIDENT : Trompé par lui-même.

Tant on se vante trop qu’on se contredit ; voilà que l’on peut reprocher les orgueilleux Malagasy qui – quel chauvinisme ! – se veulent être riches tant bien en ressources minière et environnementale que celle humaine. En réalité, combien de lingots d’or sortent du territoire de la Grande Ile chaque année ? combien de faunes et flores endémiques répertorient les scientifiques de l’environnement ? combien d’intellectuels naissent les instituts supérieurs ou les universités ainsi que les centres de formation professionnelle et technique chaque année ? Des enfants et des adolescents ont décroché leurs diplômes annuellement. Quel tarzan est surdoué en calcul économique et statistique ! alors qu’un directeur devenait un bandit ! Ironie du sort ? Il en serait.

Une apparence charlatane

Le calcul est joliment pire. Pourtant, c’est selon. Pour un économiste ou un politique, la hausse de taux de croissance économique constitue un bon indice ; cependant, pour un profane d’une telle science émérite, cela se moque de lui, notamment lorsqu’il s’agit de sa poche souffrante de vide, de ses marmites remplies de bouillons sans selle et de son thermos plein du thé tiède non sucré.

Que le dirigeant soit capable d’imaginer quelle souffrance supportent les parents au bouclage de fin du mois : tant se libérer des dû que s’endetter de la scolarité ; tant payer de la provision que de s’habiller des haillons etc. On a des tracasseries ! Combien de maris et femmes se divorcent faute d’une attente ? combien des gens deviennent criminels à cause du paupérisme : on s’abrite du ghetto ; on mange de la faim ; on met des friperies ; son dîme vaut un sou ; ses médicaments sont constitués des tisanes, son eau remplit le bidon jaune et sa lumière est teinte d’orange. En effet, la balle est dans votre camp Dames et messieurs les secrétaires d’Etat.

Se prétendre, c’est bien assurer avec dignité de manière ne pas s’enrichir sans cause ni grâce à la corruption ; tel que l’on en croit : « s’enrichit qui corrompt ». Loin s’en faut ! d’insister.

Paraitre est de ce qu’il se convient.

On est nu tel qu’est un ver, pourtant vêtu en président. On parait tel que l’on n’est point. Comment, au fait, se promener en ville sans mettre de l’artifice. Quels regards sont tirés d’un tabis d’ordinaire ou de la campagne, alors qu’errer sur le parvis de la Capital ? Quelle élégance est louée dans la soirée sans que l’homme se mette en président et la femme en première dame ? Un verbe se conjugue bien à la première personne du pluriels -comme nous sommes – « une poule est rôties qu’il se convienne d’entre deux époux ». Comme disait le proverbe malagasy.

En croire qu’il vaut mieux un ventre affamé qu’un accoutrement moche dans la société : Aies faim, soit belle. Voilà ce que sont les inconvénients de la politique qui donne priorité à des grandes villes que les hommes y deviennent autres que ce qu’ils sont, et que la société leur donne pour ainsi dire un être différent du leur, selon les dires d’un auteur de la Gaule.  Et lui d’ajouter : « Cela est vrai surtout dans la Capitale et notamment à l’égard des femmes ».

Etant lui-même victime de sa fourberie

« Il vaudrait mieux se vouloir être pour en digne de la société ». pense-t-on. Nombreux sont qui osent être appelés chef d’une telle ou telle institution – alors qu’ils sont les chauffards de ce grand qu’ils ont volé le titre- surtout quand ils bouffent au restaurant ou boivent au bar ou dans une boite de nuit où fréquentent de belles filles. Si cela s’arrête là, tant pis. C’est simplement un jeu des amoureux. Cependant, il y a un, pour corrompre, qui a le courage de porter le galon d’un officier afin de soutirer quelques sous de la poche des imbéciles. Des politiciens, des entrepreneurs sont incriminés d’une émission du chèque sans provision. Des politiques et des leaders de groupement politiques de petite stature se sont portés candidats aux scrutins d’envergure nationale, régionale ainsi que communale pour détrousser les bailleurs et des futurs investisseurs étrangers ; c’est grâce à l’usage de leur caractère de moulin à parole. Quel charlatan ! nombre de personnalités nationales ou étrangères ont perdu de l’argent après l’élection de telle sorte qu’ils ont dénoncé la manière mafieuse de leur partenaire candidat à la cour. Ce conclu, sache que paraitre est un art ou une artifice sournois qui trompe non seulement celui que l’on veut escroquer, mais également celui qui en abuse.

Zafy REARY

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