Randy Donny : UN JOURNALISTE ÉPRIS DE CULTURES

RANDRIANOMEARISOA Dieudonné alias Randy Donny, âgé de 55ans, est un journaliste notoire. Cet historien de formation est aussi un écrivain, un animateur d’émission radio et télé et un réalisateur. Il a reçu le deuxième prix rédaction, lors d’un concours organisé par la ministère de la Population en 1995 et le prix de la meilleure matinale radio en 2012.

Ensuite, il a aussi réalisé le film “Bus non stop” en 2006 et co-réalisé le film “L’éclosion” toujours en 2006. Il a d’autres cordes à son arc. Un certain temps, il a présidé l’association Stone Presse et sorti son dernier ouvrage littéraire en 2022 ” la Théorie de la toupie, Les sept erreurs du développement de Madagascar”. Cet ancien rapporteur général du HCDDED et correspondant de RSF à Madagascar s’est plié à répondre nos trois questions

Valeurs à perpétuer ?

Mes valeurs, je les dois à mes origines : le Fisakana. Pour nous, la valeur principale est le savoir. Qu’on l’acquiert à l’intérieur de quatre murs ou ailleurs. La région de Fandriana est réputée pour sa ténacité à scolariser ses enfants.
L’argent et la nourriture ne constituent pas des valeurs. Ce sont des biens que l’on peut acquérir quand on a le savoir. Il en est de même de la santé. Ne dit-on pas « ny fahasalamana no voalohan-karena ? », la santé est la première des richesses. Or, richesse, c’est principalement argent. Et on revient à ce que j’ai di tantôt. Quand on a le savoir, on sait comment faire pour avoir de l’argent, la santé et la nourriture. On ne doit pas avoir peur d’en manquer quand on possède le savoir. Voilà pourquoi la nourriture se partage. « Ny sakafo masaka tsy misy tompony », les aliments – cuits ou pas, n’ont pas de propriétaire. C’est dans la droite ligne du « fihavanana », non ? Celui qui déroge à cette règle risque de se voir exclu de la société. Or, il n’y a pire malheur qu’un foyer que personne ne rend visite !

Conseils aux jeunes ?

C’est très simple, j’aimerais que tous les jeunes s’approprient de la valeur qui est mienne : le savoir. Ces dernières décennies, il semble que le modèle de la nouvelle génération est le self-made man. Celui qui s’est construit tout seul, qui est parvenu à s’en sortir par ses propres moyens, qui a réussi à atteindre le somment en partant du bas. De là à dire que l’école ne sert à rien, il n’y a qu’un pas. Que beaucoup ont franchis en dépit du bon sens. Or, tous ces autodidactes vous diront qu’ils ont réussi principalement en acquérant du savoir. Il y en a même qui s’inventent des formations plus ou moins fictives pour dire qu’ils ont fait des études. Le savoir, ce n’est pas seulement l’école, c’est tout ce qui permet d’avoir les bagages nécessaires pour avancer dans la vie. Sans le savoir, on est rien, juste un « bado salama », un benêt en bonne santé.
D’autre part, il faut savoir choisir son chemin assez tôt. C’est très important aussi. Comme disait Confucius, « choisi un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ». Durant mon adolescence, j’ai fait les quatre cent coups comme tout le monde. Mais je me suis vite dit : seul un sot se perd dans les plaisirs. J’avais trois options : devenir enseignant, comme la plupart des membres de ma famille, voilà pourquoi j’ai fait Normale Sup’ ; devenir artiste, le rêve de la plupart des jeunes ; ou s’engager dans le journalisme, ma passion. J’ai réussi à devenir journaliste. Et c’était comme si je n’ai jamais travaillé un seul jour de ma vie. J’étais toujours en vacances tout en faisant le job de mes rêves.

Ce que vous détestez

Sans hésiter : la calomnie et la mauvaise foi. J’en étais souvent victime et cela fait mal. Même jusqu’à présent. Cela entraîne des malentendus dont on du mal à se séparer.

✍️Hasimbola

582 réflexions sur “Randy Donny : UN JOURNALISTE ÉPRIS DE CULTURES

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *