NATURELLEMENT NU 

L’être humain grandit avec un tas d’étiquettes. Selon l’article premier de la Déclaration Universelle des Droits Biologiques (DUDB), les hommes naissent nus, et demeurent changeant suivant leur temps, leur espace et leurs semblables. Les êtres humains sont, alors, malgré leurs races, égaux en dignité et droits ; et libres. Si certains ont droit à la vie, à la liberté et à la sureté de leur personne tel que stipule la Déclaration Universelle de Droits de l’Homme(DUDH) dans son article 3, d’autres ne peuvent en être privés.

La bonté comme la liberté ignorante

L’homme s’avère d’essence libre ; ayez le courage de vous adresser à l’être suprême : Pourquoi naitre nu ? Pour y répondre, Philosophe et scientifique s’accordent de professer que l’enfant est sain. Vision autrement de les contester : être nu, c’est naturellement libre. Cela confirme l’optimisme au sujet de la bonté naturelle de l’individu suivant la thèse « rousselle » ; disant que l’homme est né bon, mais c’est la société qui le corrompt. La nudité exprime la liberté de mouvoir – le mouvement du corps et des membres supérieurs ainsi qu’inférieurs –  de penser et de crier de l’enfant. Aussi, peut-on supposer qu’il jouisse et manifeste sa liberté sans tenir compte de ce qui l’entoure, de ce qui précède son existence ni connaître le temps et l’espace : d’où et quand est-ce qu’il vient ? La bonté consiste donc en la liberté ignorante de l’existence sociale et morale. L’enfant crie sans être conscient de nuire la tranquillité de son environ. Selon lui, il serait seul et unique au monde de peur que, ses semblables considérés néants, ils ne handicapent sa jouissance.

Nudité, un acte culturellement abject

Pourtant, il faudra pendre garde : Vivre ne signifie guère exister à la tarzan, c’est-à-dire chasser, pécher et s’abriter solitairement dans la jungle et sans jamais changer le complet marron. L’enfant demeure changeant d’étiquette morale toujours suivant l’espace et le moment ; et grâce au caprice parental ou familial, voire sociétal. Le gamin se trouve tellement nu que, se souvenant quand ils l’ont conçu avec l’acte dit abject suivant le préconçu culturellement malagasy, selon aussi la sagesse religieuse lisible au Psaume : « voici ; je suis né dans la faute, et ma mère m’a conçu dans le péché » – Deus det ; ses parents le jugent mauvais ou malin – de caractère –  et doivent le couvrir des vélums. D’où commence l’indisponibilité dont il est victime ; sa latitude de lui s’enfuit petit à petit ; et ce, selon qu’il débute à découvrir et à concevoir ce qu’est la société et à définir de quoi l’âge – biologique et social. L’enfant perd le sens du figé nudité libertaire. Il grandit timbré de nombre étiquette sociale.

Etc.  Voilà ce qui se passe dans la croissance morale et psychique de l’être humain : il n’arrive jamais à vivre sans prêter attention aux étiquettes morales desquelles il n’est pas au fait conscient.

Au-delà de la bio, il y a de la culturelle

Tout continue à jamais tant dans la vie en société que dans la relation politique ; et se répercute sur la vie adulte. Notre existence n’est autre que l’héritage de notre passé qui se plonge dans l’avenir. « Nous sommes ce que vous (les aïeux) fûtes, nous serons ce que vous êtes ». Comme disait RENAN, philologue français du XIXème siècle, directeur de fouilles en Syrie et professeur de langues sémitiques. De sous-entendre alors que les anciens transmettent leurs acquis et leur morale à leurs progénitures, et par lesquels ces dernières sont façonnées. L’être humain hérite de ses familles deux caractères dont les uns sont innés et immuables tels traits physiques, génétiques comme la couleur de la peau et des yeux par exemples ; les autres ceux acquis, changeants qui se justifient par des étiquettes sociales tels le diplôme et certificat, le rôle et statut dans un groupe élémentaire – église, lieu de travail etc. Cela pourrait être une apparence trompeuse. Un homme ou une femme pourrait être nommé directeur sans avoir une intelligence managériale ou un profile typiquement chef du fait qu’il ou elle arrive à avoir ses diplômes en moyennant de paiement des sommes ou en pratiquant la corruption vaginale ou précisément le droit de cuissage (pour la femme).

Vertu dans la pensée, non pas dans la parole

On fera attention : « Diseurs de bons mots, mauvais caractères ». Comme citait PASCAL, le mathématicien. Selon son principe, la dignité humaine puise sa source dans la pensée, non pas dans l’espace ni dans le temps. Le langage et le mot ne sont que la traduction de ces deux dernières grandeurs. La manipulation malicieuse – en grammaire et en syntaxe – de celles-ci fait le bon oratoire. C’est toujours de l’étiquette. Actuellement, en vertu de cette dernière, un jeune homme ou une jeune fille ose tenir la parole devant une personne âgée. Qui lui accorde un tel statut de parole ; et lui permettant de prodiguer des morales aux plus anciens ? Quel monde à l’envers ! c’est de la liberté sociale que l’on jouit dans un monde où l’on concourt en faisant parler des décorums.

Zafy REARY

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