AVOIR AFFAIRE A UNE SOCIETE CRIMINOGENE

Comme il me touche fort dans mon âme et dans mon esprit, un vers d’alexandrin, de douze syllabes d’Alfred de MUSSET, un poète français du siècle précèdent m’inspire beaucoup. Il me nourrit bien de belles paroles récitant : « Je ne suis pas né écrivain politique. » Et je lui ai répondu en le conseillant. « Ça va viendre (néologisme de l’ACMIL d’Antsirabe) en poursuivant d’écrire. » Mais, je m’en doute au fait ! Raison ce qui suit : Je ne sais ni gérer la cité ni pratiquer l’art du renard : l’ingénierie du mal et l’expertise en tromperie. Du caractère, je ne suis pas fourbe ; pourtant étant imbécile tel que je suis vit toujours de l’espoir. Espérer quoi ? Lune et étoiles qui ne sont jamais tombés du ciel.

J’ai fait un jour un rêvé : j’avais plané plus haut semblant un oiseau et vu en bas toutes les verdures et tous les arts humains ainsi que toutes les artifices de l’homme. Alors que j’étais plongé dans un sommeil profond. Au réveil, j’étais déçu : Quel cauchemar ! me suis-je exclamé.

En avoir peur

J’en suis convaincu : je ne suis pas non plus un écrivain politique. Mes mains n’ont pas encore reçu d’une somme de milliards d’ariary, et je ne serais pas capable d’en miser dans un poker politique. De toute façon, je n’arrive jamais non plus ni à concevoir un projet de société ni à formuler une idéologie alléchante, laquelle nait chez un peuple des faim et soif si farouches qu’il me suit coûte que coûte, même si je réalise vaille que vaille pour son bonheur.

Je ne suis pas économiste politique tel qu’il est un perdant de la dernière présidentielle ; cependant il aurait dû faire l’objet d’un billet d’écrou, vu qu’il est membre du C11, ayant poussé à fond ses clients à une descente illégale dans la rue. « Oh ! j’en ai peur. Mes fils sont encore de bas âge. Qui ira me substituer pour les nourrir, si je suis incarcéré. De toute évidence, j’ai du mal à fournir de quoi manger et boire à ma famille quotidiennement. Vers la quinzaine du mois, ma femme me consigne : « Aujourd’hui commence le calendrier vert. » La fin du mois, les commerçants me tendent un carnet sur lequel est écrit noir sur blanc des bons que j’ai contractés avec eux, sinon je suis jeté en prison. Comment, moi, faire de la politique alors que je n’ai jamais économisé que de la dette et de la créance.

Faire comme autrui plagie !

« Oh ! quel imbécile tel que tu es ! » m’ont répondu un malin de parti et un fourbe de la société civile. Pour une cause politique, tu ne sais quoi faire avec ta belle plume et ta belle voix radiophonique ainsi que ta beauté télégénique ! On débute à monter au plateau des télévisions et des radios des opposants, ensuite à proférer des injures et de propos diffamatoires, à tout dévoiler des dossiers secrets, à rapporter et à exposer avec pédantisme les rapports et statistiques des bailleurs de fonds, à critiquer les réalisations gouvernementales et à polémiquer des arrêts et décisions de la haute cour et d’autres instances.

Flatterie valant un portefeuille

Tout cela ne suffit pas. Pour qu’on te loue « politiquement gagnant », il faudra te rallier à une cause qui est déjà perdue d’avance. Ce, te permettre de flatter le politique courtisan et celui prostitué qui ne savent que tourner la veste à chaque mandature ou monter un coup d’Etat afin de s’autoproclamer chef d’Etat. On saura que tes flatteries te remporteraient beaucoup en retour d’après une insurrection, te vaudraient aussi un poste d’échelle ministériel ou parlementaire.

Morale de ce que l’on doit être

Enfin, « Quel discours trompeur ! » me suis-je exprimé avec mépris. « Sors de mon office, l’ai-je ordonné, disparais de ma vue comme tu ne m’as rien compris. » Je persiste que je ne suis guère un écrivain politique ; je n’écris que des satires, pareillement à ce que les prédicateurs du temps ancien ont enseigné dans leurs homélies et dans leurs sermons. Afin de moraliser les être sociaux, je les fais découvrir ce qui doit être en dénonçant et jugeant ce qui est déjà. Par conséquent, ma plume peint pour plaire la société lectrice qui s’échange des fantasmes et de ce dont l’on a pu tirer de la lecture pour qu’on puisse trouver son bonheur et son bien-être dans la société actuelle qui l’oblige d’apprendre à être fourbe et malin de peur que l’on n’échappe du devoir d’être parents – combien de père prend fuit de celui qui le contraint de nourrir, de vêtir et d’abriter – consignes sérieux à des parents pareils, dont l’adresse choisie par ma plume et ma page.

Fauteur de paraitre

Je dépeins également le paraitre de la Capitale pourvu qu’on puisse remettre ses pieds sur la terre, de craint que l’autre ne puisse le défier dans toute la « capriphonie » et dans la gastronomie étrangère. On n’est pas tard de suivre la télé-matin donnant offres moqueuse des habits et chaussures ainsi que phones et portables de dernier cri. Un restaurant essaie aussi de trouver sa part faisant la publicité d’un buffet de petit déjeuner à un prix de trente mille ariary. On s’étonne également du fait d’une église osant organiser une fête qui oblige un prix d’un million de francs. Monsieur le fauteur de paraitre, sache que tu crées une société criminogène dont tu es la victime. On prendra garde à tout ce qui se passe dans une cité où deux classes se livrent à une bataille féroce leur permettant de gagner leur vie. L’une sachant profiter, sans scrupule, de l’occasion devient riche ; l’autre, à cause de la vicissitude, n’est payé que du salaire minimum d’embauche. En effet, si ça continue, l’Etat aura affaire à une croissance de taux d’insécurité, notamment urbaine.

Zafy REARY

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